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Tempête à Palavas les Flots le 21 novembre 2016

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Tempête à Palavas les Flots le 21 novembre 2016

Ah la mer, j'adore la mer, qu'il fasse beau, qu'il pleuve, neige ou vente, je suis dans mon élément.

Rien ne me fait peur, sauf peut-être me retrouver sur un bateau aujourd'hui. Mais j'ai vu bien pire lorsque j'habitais à Ajaccio en Corse.

On prenait le Ferry pour aller en Sardaigne depuis Bonifacio jusqu'à Santa Teresa di Gallura (Sardaigne) en moins d'une heure.

C'est un lieu très dangereux en navigation, une fois par grosse tempête, le bateau tanguait dangereusement, les gens pleuraient, certains priaient, on entendait le bruit de vaisselle cassée, dans les toilettes du vomi un peu partout (beurk... la pire traversé jamais vécue) nous avions hâte d'arriver sains et saufs.

Cet après-midi sur la longue plage de Palavas les Flots, rive droite et rive gauche pas un chat... la plage immense est vide, ou plutôt si, un courageux avec un kart à voile qui s'en donne à cœur joie.

A une vitesse folle, il avance vite puis fait des dérapages, j'aurais bien essayé, j'adore faire du karting sur piste mais aussi du karting tout terrain je me régale toujours.

La mer est déchaînée, le vent souffle fort, J'ai un bon blouson bien chaud avec capuche, une écharpe autour du coup, j'ai failli m'envoler tant le vent était fort il me poussait c'est une agréable sensation... les embruns viennent fouetter mon visage, j'adore ça !

La température n'est pas froide il fait 17°, donc petite douceur agréable pour se promener.

(poème de Georges Tanneau)
Mon pays, c'est la mer

Mon pays, c'est la mer,
C'est la plaine mouvante,
Éternelle et géante,
Où le regard se perd.

Tout en moi n'est que mer,
Une masse vivante
Fougueuse et indolente
Forme mon univers.

Tout est ainsi écrit,
Voilà ma raison d'être,
Sur les flots j'ai dû naître,
Par eux je m'accomplis !

Et je rêve de mer,
Alchimie de l'étrange,
Où la vague mélange
Et le bleu et le vert.

Mon esprit, c'est la mer,
Cette plaine mouvante
Éternelle et géante,
Où mon regard se perd.

Elle est ma tendre amie.
Sa complainte me hante.
Si parfois je la chante,
C'est de mélancolie.

Amoureuse, elle fait
D'écumes frémissantes,
A la marée montante,
Une écharpe aux galets.

Mais parmi les brisants,
Toutes les déferlantes,
Aux roches ruisselantes,
Murmurent un même chant.

Ce chant monte, dit-on,
Des profondeurs marines;
Ses voix se font câlines
Ou cris d'exaltation !

La mer est poésie.
Sa complainte me hante.
Ce que parfois je chante,
C'est un peu de ma vie.

Car je n'ai qu'un bateau
Pour unique demeure,
Et si demain je meurs,
Ce sera mon tombeau.

La mer fut mon berceau,
En son sein je demeure,
Et si demain je meurs,
Ce sera dans les flots !

Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer.

André Malraux.