23.11.2011
Le Prieuré de Carluc à Céreste
Une très jolie rencontre au milieu des bois un prieuré qui était un lieu de culte à l'époque médiévale. Il se trouve à environ 3 km du village de Céreste dans les Alpes de Hautes Provence, très belle région au paysages et villages typiques magnifiques..
Le site se compose du prieuré, d'habitations rupestres, d'une ancienne source et d'une nécropole. Il se trouve à proximité de la via Domitia et fut une étape au Moyen-Âge pour les pélerins sur la route qui reliait l'Espagne à l'Italie via la Provence.
CELLULE MONACALE TROGLODYTIQUE
Les premiers signes d'implantation du site dateraient du IXe siècle, la nécropole est creusée en partie dans la roche, il devait constituer un lieu de pélérinage des premiers chrétiens.
GALERIE COUVERTE AVEC TOMBES RUPESTRES
Sur ce blog vous y verrez un diaporama sur le Prieuré avec de superbes photos :
http://labastido.canalblog.com/tag/Le%20prieur%C3%A9%20de%20CARLUC
TOMBES RUPESTRES EXTERIEURES
Dans le prolongement de la nécropole, on peut voir une galerie taillée dans le roc qui débouche sur ce qui devait être une autre église de plan carrée.
PREMIERE PARTIE DE LA GALERIE
On peut observer aussi divers aménagements rupestres qui appartenaient sûrement à des constructions à usage d'habitation ainsi que les restes d'un rempart.

C'est dommage car la chapelle était fermée, mais on peut admirer une falaise creusée de galeries, d'habitats rupestres et de tombes anthropomorphes souvent de petite taille.
FRISE EN DAMIER ORNANT LA CORNICHE DE L'ABSIDE
La chapelle ainsi qu'une une partie des restes du prieuré font l'objet d'un classement aux Monuments Historiques depuis le 19 mars 1982.

Comment venir au Prieuré de Carluc :
J'ai passée un agréable moment dans ce lieu si paisible, j'adore visiter ce genre de site qui me surprend toujours, il m'arrive de penser aux personnes qui y résidaient et à leur mode de vie.
Pour pouvoir visiter le Prieuré de Carluc et la chapelle, vous pouvez contacter l'Office de Tourisme à Céreste :
VIDEO OU VOUS VERREZ LE VILLAGE DE SAIGNON
Le vieux village de SAIGNON est très pittoresque avec ses ruelles étroites ou divers chats s'y prelassent tranquillement sans avoir peur des promneneurs. On peut y voir fontaines, places, le lavoir, l'ancien pressoir avec les meules, de très belles maisons de caractère. On peut aussi admirer des portes anciennes avec des butoirs divers et variés comme celui-ci (forme de pied - outil de cordonnier, j'avais un oncle cordonnier).
Voici un site Internet ou vous pourrez voir d'autres superbes photos du village de Saignon :
http://www.web-provence.com/balades/saignon.htm

LA NATURE DANS TOUTE SA BEAUTE

Comment venir à SAIGNON :
PORTE DES REMPARTS
CHAPELLE CASTRALE SAINT MICHEL DE TRANSI
(attestée depuis l'an 1032)
Le Rocher Belle-Vue selon la légende aurait abrité la "Prison de la Reine Jeanne", cavité qu'on peut encore voir sur le flanc du rocher. On y voit des murs, des escaliers, des citernes, des salles rupestres creusés dans le roc.
ROCHER BELLE-VUE
Dés l'antiquité le rocher de Saignon, situé sur un promontoire d'une hauteur de 30 mètres environ, fut utilisé en tant qu'observatoire et servait à l'émission de signaux qu'on pouvait voir de très loin. L'accès au rocher est clairement indiqué (suivre toujours le chemin qui monte).
VUE DU VILLAGE DE SAIGNON DU HAUT DU ROCHER
Soyez prudents au cours de l'ascension de l'escalier, une porte en fer en barre l'accés, une fois passée une table d'orientation vous attend au sommet. Une très belle vue depuis le sommet, au sud le montagne du Luberon et au nord au loin le Mont Ventoux. Grâce à ce rocher, Saignon joua un rôle défensif clé pour la ville d'Apt attaquée des siècles durant par de nombreuses invasions.
VESTIGES DES REMPARTS
L'église Notre Dame de Pitié de Saignon est d'architecture romane de la fin du XIe, début XIIe siècle, avec un porche gothique du XVIe siècle. Elle fut un lieu privilégié de pélerinage pour toute la Provence mais aussi pour tous ceux qui se rendaient à Rome en empruntant la Via Domitia, ainsi que pour les pélerins de l'Italie vers Saint-Jacques de Compostelle.
EGLISE NOTRE DAME DE PITIE

C'était une journée magnifique lors de ma visite, je vous invite donc à vous y rendre, vous passerez d'agréables moments loin du stress et des soucis au contact de la nature. Et pour ceux qui comme moi aiment les vieilles pierres, la région possède de magnifiques villages avec un patrimoine riche et varié.
ANCIEN PRESSOIR ET MEULE DU VILLAGE
Bon séjour à vous tous.
16:27 Publié dans Archéologie, Coup de coeur/Coup de griffe, Souvenirs, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prieuré carluc céreste, saignon, nécropole.
04.11.2011
Crypte Archéologique et Cathédrale Notre Dame du Bourg à Digne Les Bains
Digne-les-Bains se trouve dans un cadre naturel magnifique aux portes des Alpes, elle est aussi la capitale de la lavande tous les ans un Corso a lieu ou la lavande est mise à l'honneur. J'aime beaucoup voir ces paysages aux champs immenses violets qui embaument l'air (j'ai toujours aimée les senteurs de lavande).
Comment venir à Digne-les-Bains :
http://maps.google.fr/maps?q=Digne-les-Bains&hl=fr&ie=UTF8&ll=44.102872,6.236115&spn=0.27908,0.617294&sll=46.75984,1.738281&sspn=9.167792,19.753418&vpsrc=6&hnear=Digne-les-Bains,+Alpes-de-Haute-Provence,+Provence-Alpes-C%C3%B4te+d'Azur&t=m&z=11

CHAMP DE LAVANDE APRES RECOLTE
On a des paysages magnifiques à perte de vue, Digne se trouve au coeur de la Réserve Géologique des Alpes de Haute Provence. C'est une magnifique région que j'aime beaucoup ou l'on peut faire de belles balades ou visiter son important Patrimoine dont 8 musées, je pense y retourner au printemps.
FRESQUES DANS LA CATHEDRALE NOTRE DAME DU BOURG
Durant le week-end ou j'ai visité la Fondation de Madame Alexandra David-Néel (voir note du 23/09/2011) j'ai pu voir divers endroits dont, la Crypte Archéologique qui se trouve sous la Cathédrale Notre Dame du Bourg, à ne surtout pas rater si vous passez par la. Je vais vous parler d'abord de la cathédrale Notre Dame du Bourg puis de la Crypte Archéologique qui se trouve dans ses sous-sols.
Historique
Les fouilles récentes ont permis de découvrir les soubassements d'une église datant des Ve et VIe siècles. Au cours des siècles suivants divers aménagements ont eu lieu, notamment à l'époque carolingienne. Au XIe siècle, des travaux de modernisation furent effectués, le clocher fut édifié, à l'exterieur on aperçoit aux angles deux chapiteaux provenant d'un temple romain. Des traces d'incendie datant vraisemblablement du XIIe siècle semblant indiquer qu'à cette époque une reconstruction totale fut entreprise à l'exception du clocher.

L'édifice actuel
La construction a dû s'échelonner à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle, différentes bulles papales citent cette église en 1180, 1184 et 1221, mais elle ne fut consacrée officiellement que le 15 juillet 1330 par l'évêque ELZEAR de VILLENEUVE. En 1310 une chapelle fut construite contre le flanc nord-ouest (chapelle St Raynaud) et fut démolie plus tard. En 1335 l'évêque ELZEAR de VILLENEUVE fit construire, en l'honneur de son parent St ELZEAR une chapelle qui existe toujours et sert aujourd'hui de sacristie.

Les troubles du XVe siècle ont entrainé de fortes déprédations et finalement l'abandon de cette église. L'évêque d'alors, Antoine de Guiramand fit construire de 1490 à 1510 une nouvelle église dédiée à St jérome, près de son évêché placé sur la bulle Saint Charles plus facile à dèfendre. A partir du XIVe siècle on a accepté dans la cathédrale un certain nombre de sépultures, ce qui entraîna un rehaussement du sol d'un mètre environ.

Au XVIIe siècle divers travaux de réparations ont été effectués à Notre Dame du Bourg. GASSENDI dans son ouvrage sur Digne, précise que cette église est normalement utilisée pour le culte. D'importants travaux de restauration furent entrepris à la fin à la fin du XIXe siècle, mais il fallut attendre ces dernières années (1988-1996) pour qu'une grande opèration de rénovation soit engagée et conduite à bonne fin.

Description
La cathédrale de Digne est une des réussites spectaculaires de l'architecture romane française.
Vaisseau unique à quatre travées.
Longueur totale 50,5 m, largeur de la nef 9,75 m, hauteur de la nef 18,50 m, surface du clocher à la base 6,10 m sur 5,30 m, hauteur actuelle du clocher 18,50 m.
Cet édifice se caractériqe par un chevet plat, du fait probablement de l'influence de l'évêque GUIGUES de REVEL (1184) qui faisait partie de l'ordre de Chalais, ordre dont les conceptions architecturales étaient proches de celles des cisterciens, et par l'existence d'un transept, assez rare en Provence.

La nef est couverte d'une grande voûte en berceau brisé, soulagée par des doubleaux à simple rouleau qui retombent sur des colonnes engagées. Celles-ci avaient été endommagées par les canons de LESDIGUIERES (1591) qui bombardaient les catholiques réfugiés dans l'église, elles ont été reconstituées, à l'exception d'une seule, la troisième à gauche pour servir de témoin. Les travaux engagés ont permis de remettre le sol à sa place primitive en le rabaissant d'un mètre vingt environ, ce qui redonne au vaisseau son élan primitif.
MUSEE GASSENDI
Sculptures intérieures
Les chapiteaux qui surmontent les colonnes soulignent l'évolution subie au cours de la construction, depuis le chapiteau à figure de conception romane (nord-ouest de la croisée) jusqu'à ceux qui se rapprochent du gothique (chapiteaux à crochets).
Remarquez le linteau de la porte qui se trouve à droite de la grande porte en sortant : ce sont les armes du chapitre : un agneau surmonté d'une croix et entouré de deux anges qui l'encensent.
Dans la travée de droite, une cuve baptismale récupérée dans les fouilles a été réparée. Elle date du temps ou le baptême se pratiquait par immersion.
Dans cette même travée sous la fenêtre nord, se trouve une vierge à l'enfant en marbre blanc du XVIIIe siècle.
Aménagements modernes
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Autel, ambon, cathèdre en pierre de deux couleurs qui rappellent les couleurs des pierres du portail.
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Chandelliers, chandelier pascal, pots de fleurs en fer étamé.
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Pupitre du chantre, sièges en noyer blond.
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Tabernacle en onyx.
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Vitraux, en verre transparent où sont incrustés des verres soufflès leintés dont la couleur se modifie suivant la place d'où on les regarde.
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Incrustations de cuivre dans le sol indiquant la propagation de la parole de Dieu depuis l'hébreu des origines jusqu'au français actuel :
- un triangle avec les trois lettres hébraiques qui signifient "vigne",
- un carré avec les lettres grecques initiales des mots signifiant "Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur",
- un pentagone avec le mot latin "Agnus = Agneau",
- un hexagone où est incrusté en français le mot "Berger".
Cuve Baptismale
Le onzième symbole est incrusté au sol autour de la cuve baptismale, il représente un nouvel octogone inscrit dans un cercle, signe d'infini. Cette figure qui représente l'ouverture spirituelle, symbolise ici l'ouverture du baptisé à la grâce et la sanctification par l'esprit Saint, de l'âme et du corps du postulant, pour l'aider dans son cheminement sur la terre en vue de la vie éternelle à laquelle chaque être humain est convié. Le Baptême est le sacrement dans lequel Jésus, fils de Dieu et frère des hommes, fait de nous, à travers les rites, les fils et les filles du Père.
Notre dame du III° millénaire

Oeuvre de Benoit de Souza, conçue et eéalisée par l'artiste et offerte lors des Célébrations de l'Entrée dans le troisième millénaire. Vierge d'inspiration Médiévale Marie siège en Majesté sur un fauteuil ornée de décors locaux, offerte présentant au monde, sur ses genoux, Jésus offert.
Conformément à la tradition du Moyen Age les visages ont de grands yeux ouverts, les mains sont plus allongées que nature, Jésus, dieu hors du temps, a une tête d'adulte. Il tient dans sa main gauche le monde, il nous bénit de deux doigts de sa main droite, affirmant ainsi sa double nature humaine et divine.
Les couleurs des vêtements, traités avec des pigments naturels, sont le blanc, le bleu et le rouge. La robe de Jésus reprend la cire d'une ruche d'abeilles, Marie porte une couronne d'or ornée d'une pentacrine, ses pieds sont chaussés de sabots d'or. Une pierre de Bléone rouge au col de la Vierge rappelle que la statue peut être reliquaire.

La façade
Elle parait avoir été appliquée après coup.
Les colonnes du portail sont absentes, elles ont été brisèes au cours des années.
Les corbeaux encore en place montrent qu'un auvent en charpente s'y appliquait, supporté vers l'avant par deux colonnes reposant sur les lions qui sont encore en place.
La rosace a probablement été réalisée postérieurement, car elle trahit une influence gothique.
Enfin les niches de chaque côté, dont l'une est vide, sont nettement moins anciennes.
La crypte est une découverte exceptionnelle, une fois les escaliers descendus, on a une vue extraordinaire de l'ensemble. J'ai regardé tout autour de moi et j'ai beaucoup appreciée la vision que j'en avais.

Au premièr coup d'oeil on voit une ensemble immense, on n'en voit qu'une partie mais une fois au fond de la salle, une autre partie aussi imposante et intéressante se présente une fois une arche aux murs très épais passée.
HISTOIRE DES FOUILLES

PLAN DES VESTIGES DANS LE LIVRET LES ETAPES DU CHANTIER
C'est un site magnifique, chargé d'histoire, c'est incroyable tout ce que l'on peut admirer, de plus j'étais la seule au début j'avais le site pour moi toute seule j'ai pu en profiter tranquillement ça fait un peu bizarre. On y voit différentes tombes, en fosse, en cercueil, sous tuiles, des tombes carolingiennes, deux moules à cloches, des murs très imposants, un autel une partie d'une mosaïque etc.

FOSSES A CLOCHES

Ce musée de site à été inauguré le 24 juin 2010, il est placé sous la tutelle du Musée GASSENDI, Musée de France dont il constitue l'antenne archéologique (fermé le jour de ma venue). La crypte archéologique ainsi que la cathédrale Notre-Dame du Bourg sont propriétès de la Ville de Digne-les-Bains.
Des sondages avaient eu lieu en 1946 ce qui avait permis de mettre en évidence des vestiges sous la cathédrale du Bourg. C'est à partir de 1983 lors de travaux de consolidation de la cathédrale par l'architecte en chef des monuments historiques, Francesco FLAVIGNY.
Les fouilles duréront trente ans compte tenu de leur richesse, ainsi que trouver les solutions techniques d'amenagement afin de permettre au public de pouvoir admirer la crypte, le projet prend forme lors de la réstauration de la cathédrale.
L'AUTEL CIPPE EN MARBRE DE CARRARE
Aujourd'hui le musée révèle une partie de l'histoire de la ville de Digne, d'importants vestiges témoignent de l'urbanisation de ce lieu dés le Ier siècle. Puis d'une succession d'édifices réligieux, païens au IIIe siècle, paléochrétiens au Ve siècle, avec l'implantation d'une basilique qui connaîtra des remaniements importants du VIIe au XIe siècle.
On peut admirer les restes des deux premières basiliques chrétiennes avec la très rare mosaïque du Ve siècle, un autel cippe (fin Ve - début VIe siècle) en marbre de Carrare. On peut découvrir le choeur canonial, jubé, presbyterium, autel, soléa, chevet etc.
LA MOSAIQUE

LES DETAILS DE LA MOSAIQUE

Malgré ses mutilations, cette mosaïque à décor géométrique et floral est un précieux témoin des recherches ornementales au cours et à la fin du Ve siècle. Sa position dans le presbyterium qu'elle recouvre actuellement dans sa seule partie orientale et l'ampleur de ses motifs suggèrent une composition complexe, adaptée à la surface à couvrir.
Réalisée à l'aide de matériaux locaux (schistes gris et noirs, terre cuite rouge, gypse blanc, argile jaune), elle repose sur une combinaison de cercles tangents, des motifs variés, tels les vases de fleurs, viennent garnir les plages résiduelles, une large bordure polychrome en damier doublée d'une tresse l'entoure.
Son style et ses caractéristiques, dont l'emploi de motifs gemmés ou en arc-en-ciel et de tresses bien déssinées, ainsi que les motifs floraux qui constituent des thèmes nouveaux s'accordent avec cette période de recherche observable aussi bien en Narbonnaise qu'en Aquitaine ou en Corse.
Elle fut réparée sommairement dans sa partie nord avant d'être détruite à l'ouest et recouverte par l'implantation de nouveaux aménagements liturgiques.
En tout cas une très belle visite dans un site exceptionnel que je vous conseille si vous passez par là. Je vous parlerais plus tard de la Dalle aux Ammonites, les Sentiers du Musée Promenade et diverses autres visites dans les alentours.
Bonne visite à tous.
19:16 Publié dans Archéologie, Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : digne les bains, cathédrale notre dame du bourg, crypte archéologique.
30.09.2011
Pompéi à Paris (exposition)

En attendant de pouvoir éxaucer un de mes vieux rêves, me rendre à "POMPEI" et me retrouver 2 000 ans en arrière. Pouvoir me retrouver au milieu de cette ville mythique, dans ces ruines ensevelies par les cendres et les scories de l'éruption de l'impressionnant volcan qu'est le Vésuve.
PRESENTATION DE L'EXPOSITION
Dossier de Presse de l'exposition sous la tutelle du : Ministero dei Beni Culturali e le Attività Culturali e della Sopraintendenza per i Beni Archeologici di Napoli e Pompei, Patrizia NITTI Directeur Artistique en accord avec Olivier LORQUIN Président de la Fondation Dina-Vierny - Musée Maillol :
PANORAMA DE POMPEI AVEC LE VESUVE MAJESTUEX

Pompéi, Ercolano ainsi que les villes limitrophes, ont étés reconnues par l'UNESCO en 1997, Patrimoine Mondial de l'Humanité. Considérant que les vestiges archéologiques extraordinaires, enterrés par les cendres du Vésuve entré en éruption le 24 août 79 de notre éré, constituent un témoignage vivant de ce qu'était la vie à Pompéi avant cette grande tragédie.
Je me console en prévoyant un petit séjour à Paris afin de pouvoir admirer l'exposition consacrée à Pompéi. Elle se déroule du 21 septembre 2011 au 12 février 2012 - "POMPEI - un art de vivre" au Musée MAILLOL.
Site Internet du Musée MAILLOL :
"Musée MAILLOL"
61, rue de Grenelle
75007 PARIS
Pompéi est située au Sud de Naples, après avoir été oubliée pendant près de 1 600 ans elle fut découverte par hasard au XVIIe puis des fouilles eurent lieu au XVIIIe siècle. Les romains l'appelaient "LA TERRE DES DIEUX". Les archéologues ont trouvé les lieux en très bon état de conservation et beaucoup de trèsors culturels ont été mis à jour. Un nombre impressionnant de corps ont été retrouvés tués par des gaz toxiques, très peu ont survécu à cette triste tragédie.
Le musée MAILLOL, nous invite à découvrir l'art, la douceur de vivre, la beauté de ses maisons avec une reconstitution d'une "DOMUS POMPEIANA" maison pompéienne. On pourra y admirer des fresques, des statues, ainsi que plusieurs objets (plus de 200 du musée de Naples) de la vie quotidienne qui nous montrent la modernité de la civilisation romaine.
LA VILLA DES MYSTERES : VIDEO N° 1
LA VILLA DES MYSTERES : VIDEO N° 2
Hélas l'année 2010 a vu de nombreux édifices s'effondrer à Pompéi, comme la "Caserne des Gladiateurs". C'était dans cette maison aux murs couverts de fresques ou se preparaient les gladiateurs avant les combats.

Il y a quelques années d'autres édifices se sont effondrés, plusieurs raisons sont données, certains disent que d'importantes pluies auraient fragilisés les murs, d'autres avancent une terrible négligence et un manque de moyens évident pour conserver ce patrimoine unique au monde. J'espère que Pompéi trouvera les fonds nécessaires afin qu'on puisse garder intact ce temoignage magnifique de ce que fut cette magnifique ville.
Je vous souhaite à tous une bonne visite de Pompéi à Paris,
et pourquoi pas Pompéi en Italie...
19:38 Publié dans Archéologie, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pompéi, herculanum, le vésuve, musée maillol à paris, naples, villa des mystères
15.07.2011
Portes ouvertes sur les fouilles archéologiques à ASPIRAN (34)
Voici la journée portes ouvertes le 14 juillet 2011 qui nous a fait découvrir un site de fouilles archéologiques immense, fouillée en partie seulement et qui se trouve à ASPIRAN. La guide que nous avions nous explique qu'ils attendent impatiemment de pouvoir fouiller l'autre partie de la villa qui se trouve sous les vignes pour 2012, si le viticulteur accepte de vendre bien sur.
PLAN DU SITE DE FOUILLES (parties non encore fouillées)

Lorsque j'arrive à 10 heures je constate qu'il y a déjà 3 groupes avec guides autour du site de fouilles, pendant ce temps les archéologues sont sur le site en train de dégager des objets. Aprés notre groupe encore un groupe fera la visite, beaucoup de personnes s'interessent au passé.

Nous sommes partis vers midi les archéologues s'étant arretés pour le déjeuner, notre guide a été très sympatique et a repondu à nos questions avec beaucoup de gentilesse et de détails, elle a attendu pour rejoindre ses amis et pouvoir déjeuner, merci à elle.

Le site se trouve sur la route nationale 109 entre de très beaux vignobles avec un paysage magnifique autour, il a été découvert par hasard par Monsieur G. Combarnous qui effectuait des travaux agricoles.
Ce chantier école-fouilles et programmée et dirigé par l'archéologue du CNRS monsieur Stéphane Meauné avec l'aide d'autres personnes dont, des étudiants en archéologie venus de plusieurs villes en France et même de l'étranger.
Site internet "Archéologies des Sociétés Méditérranéennes" ou vous aurez plus de renseignements :
http://www.archeo-lattes.cnrs.fr/spip.php?article74
Un panneau à l'entrée du site de fouilles nous parle de la Villa Saint-Bézard et l'atelier de potier de QUINTUS IULIUS PRIMUS (Ier - Ve s. apr. J. C.).

De part et d'autre du chemin vicinal (s'étend un vaste ensemble domanial romain, conservé sous moins de 50 cm de terre arable, qui livre aujourd'hui ses secrets. Repéré dans les années 1950 grâce aux objets remontés à la surface par les labours, le site est d'abord fouillé au début des années 70 par Pierre-Yves Genty, qui dégagera une grande partie des fours construits sur la terrasse moyenne de l'atelier de potier.
FOUILLES SUR LA ROUTE ROMAINE (plusieurs couches)
Quelques années plus tard, l'élargissement de la RN 109 entraîne la fouille partielle de l'aile méridionale de la villa. Ces deux interventions ayant révélé des vestiges riches et particulièrement bien conservés, une équipe du CNRS et de l'Université de Montpellier III a entamé, avec le soutien financier du Ministére de la Culture, de la région Languedoc-Roussillon, du département de l'Hérault et de la commune d'Aspiran, un programme de recherches pluri-annuelles à partir de l'année 2005.
CANALISATION SOUS LA ROUTE ROMAINE
Saint-Bézard apparaît comme l'archetype de la grande villa d'époque romaine. Ces villae se multiplient dans la province de la gaule Narbonnaise au début du Haut-Empire. Les sources de revenu de Saint-Bézard sont essentiellement agricoles (vin, élevage, céréaliculture...) mais elle tire aussi une partie de ses richesses de l'artisanat, notamment potier.
Occupé dès le début du Ier s. jusqu'au Ve s. apr. J. -C., l'ensemble domanial est fondé en 10 apr. J. - C. par Quintus Iulius Primus, un entrepreneur italien originaire de la région de Pouzzoles (Campanie, Italie).
Il construit de vastes chais vinicoles qui abritent plus de 300 dolias (grandes jarres en terre cuite), fabriqués dans l'atelier adjacent et dans lesquels étaient vinifiés environ 4000 hectolitres de vin.
LES CHAIS AVEC RESTES DES DOLIAS

Ces grands chais sont en activité jusqu'a la fin du IIIe s. dans les années 30-40, à proximité du cellier occidental, sont construits des thermes peu étendus qui semblent destinés à la main d'oeuvre du domaine.
DOLIA AU VILLAGE GAULOIS D'ENSERUNE
Plus tard vers la fin du Ier apr. J. - C., ces premiers thermes sont monumentalisés avec l'adjonction d'une grande piscine d'eau froide de 280 m² (natatio).
L'ATELIER DES POTIERS AVEC LES FOURS ET TUILES ROMAINES

Au même moment, une tour-grenier est édifiée de l'autre coté de la chaussée qui traverse l'établissement. Elle abrite des thermes ainsi qu'une boulangerie, utilisés par les travailleurs du domaine.
TOIT DE MAISON A PARTIR DE TEGULAE (tuiles)

LA TOUR (15 - 20 M DE HAUT) OU ETAIENT LES THERMES ET LA BOULANGERIE

Pour une exploitation de cette envergure, on estime à plus de 100 le nombre de travailleurs à l'année. outre le vin produit dans la villa, le propriètaire fait également fabriquer dans l'atelier de potiers des amphores, des matériaux de construction et de la vaisselle de table et de cuisine (en particulier de la sigillée rouge de très bonne qualité) essentiellement déstinés à la commercialisation.
LES THERMES NORD

Au IVe s. le complexe domanial montre une diversification importante de son économie qui désormais repose en grande partie sur les productions artisanales (travail du fer, des peaux, de la laine, atelier de taille de meules).
FOUR OU UN PROBLEME EST SURVENU (coulées vertes)
Néammoins, on observe encore le maintien probable d'une activité potière tandis qu'apparait à la fin du VIe s. une petite unité de production de vin. Ce site est définitivement abandonné dans le courant du Ve s. apr. J. - C.

Une très belle visite sur ce site exceptionnel, j'avais déjà entendu parler des fours, mais je n'avais jamais eu l'occasion d'en voir c'est très intéressant.
FOUR AVEC DEUX ENTREES
Je remercie toutes ces personnes qui donnent de leur temps pour nous faire partager l'éspace de quelques heures, le résultat de leur travail et de leur passion.
Bonne continuation à eux et bon courage.
LE VILLAGE D'ASPIRAN
J'ai été voir le village d'ASPIRAN qui posséde une histoire comme écrite sur le panneau prés de l'église. La présence de différents sites antiques et des traces de fabrication d'amphores vinaires sont les témoins de l'occupation de l'espace communal à l'époque gallo-romaine. Au Moyen Âge, Aspiran devient une possession de l'Abbaye d'Aniane.
PLAN DE DECOUVERTE DU PATRIMOINE
1 - La maison du Viguier
2 - La porte de l'est dite "Porche de Bonnery"
3 - La maison Lapierre ou Grand'Rue
4 - La placette
5 - Le porche sud dit "Portanel"
6 - La chapelle des Pénitents
7 - L'église Saint-Julien
ENTREE DE L'EGLISE SAINT-JULIEN
Le bourg s'est développé à l'intérieur d'une enceinte comportant quatre portes dont deux subsistent actuellement. Le village qui vit de la polyculture et du travail de la laine prendra un nouvel essor avec la création de la manufacture royale de Villeneuvette. Entre le XVe et le d2but du XVIIe siècle, on y élève des maisons dont les vestiges sont le reflet de la notabilié de leurs occupants.
LA MAISON DU VIGUIER

Au cours du XIXe siècle, Aspiran s'étend hors de ses murs et le centre du village se déplace de la Placette vers la nouvelle place du Peyrou et enfin vers celle du Jeu de Ballon. Après la crise du phylloxéra (vers 1865), le vignoble s'étend et la viticulture devient la principale source d'activité.
VIEILLES MAISONS

La construction de la voie ferrée et la création de la Cave Coopérative vinicole favorisent la commercialisation du vin. La Clairette d'Aspiran, connue depuis longtemps, obtient l'Appellation d'Origine Contrôlée en 1948. Après la seconde guerre mondiale, une activité industrielle autour du genêt est tentée à l'usine des Garrigues.
La base du clocher ainsi qu'une partie du mur nord sont d'époque romane. Elle a été reconstruite au XIIIe siècle, fortifiée au XIVe siècle, puis endommagée à plusieurs reprises par les guerres de Cent Ans et de réligion. Au XVIIe siècle son intérieur a été richement doté : Fonts Baptismaux, autel du Sacré Coeur. Une partie du mobilier, notamment les autels en bois doré, vient de la Chapelle des Pénitents. Au moyen Age, le cimetière se trouvait devant la porte principale.
L'EGLISE SAINT-JULIEN

La chapelle de Pénitents est située à l'une des entrées du village, elle abrita de 1390 à 1552, la Confrérie du Saint-Esprit puis, à partir de 1637, celle des Pénitents Blancs. Le clocher construit en 1816 a pour base une ancienne tour. La porte d'entrée du XVIIe siècle représente l'Assomption de la Vierge entourée de deux pénitents en priére. Avant de devenir une salle de réunion et d'exposition, cette chapelle a servi d'atelier de salpêtre, de refuge, d'hopital et de cinéma.
LA CHAPELLE DES PENITENTS

Une balade agréable mais je n'ait pas visité tout le village (pieds en compote), mais j'ai trouvé un petit village sympa et ses habitants (deux dames très gentilles) m'ont indiqué le patrimoine du village.
Balades du Patrimoine d'Aspiran :
http://www.cc-clermontais.fr/IMG/pdf/2008-11-15-Aspiran.pdf
Bonne visite à tous
22:41 Publié dans Archéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.06.2011
Ambrussum Balade Romaine - Inauguration du Musée

Ça y est nous y sommes le grand jour est arrivée, l'inauguration du "Musée du Site d'Ambrussum" va avoir lieu les 25 et 26 juin 2011. Voir note du 25 février 2011 sur la visite du site que j'ai effectuée.
VIA DOMITIA

Adresse et coordonnées :
"Site Archéologique d'Ambrussum"
Chemin d'Ambrussum
34400 VILLETELLE
MUSEE EN COURS DE REALISATION

Pour son premier week-end d’ouverture au public, Ambrussum sort le grand jeu (les romains étaient réputés pour ça !!). Les légionnaires seront d’ailleurs là pour vous accueillir et vous plonger d’emblée dans une autre époque !
Du samedi à 14h, jusqu’au dimanche soir, les animations se succèderont pour ravir les adultes et émerveiller les enfants. L’entrée est gratuite, les animations à consommer sans modération !
PONT D'AMBROIX
Durant ces deux journées, vous pourrez découvrir le nouveau musée de site, parcourir les sentiers réaménagés et vous arrêter auprès des quelques 15 haltes aménagées pour comprendre la vie et le site, participer aux ateliers proposés.
Potier, bijoutier, atelier de tissage, forgeron, troupe de légionnaires vous feront découvrir la vie quotidienne d’Ambrussum d’il y a 2 000 ans.
ENTREE DU MUSEE
VOICI LE PROGRAMME :
Samedi 25 juin
11h00 - 12h30 : Inauguration du site suivi d’un apéritif.
14h00 - 20h00 : Animations
• Présentation des légionnaires,
• Démonstrations de combat,
• Marché aux esclaves,
• Manœuvres militaires,
• Dégustation de galettes,
• Visite du campement romain,
• Rencontre avec les légionnaires,
• Ateliers d’art (poterie, bijoutier, tissage, forgeron),
• Théâtre,
• Danse romaine.
À partir de 19h30 : «Caupona» le snack romain
proposera des tapas sous le signe de la cuisine romaine.
20h30 - 22h00 : Contes romains.
Dimanche 26 juin
10h00 - 17h00 : Animations
• Présentation des légionnaires,
• Démonstrations de combat,
• Marché aux esclaves,
• Manœuvres militaires,
• Dégustation de galettes,
• Visite du campement romain,
• Rencontre avec les légionnaires,
• Ateliers d’art (poterie, bijoutier, tissage, forgeron),
• Théâtre,
• Danse romaine.
À partir de 12h : «Caupona» le snack romain
proposera des tapas sous le signe de la cuisine romaine.
LES VACHES ONT PRIS POSSESSION DU SITE... COMME AVANT ?
Voici l'ensemble du site d'Ambrussum tiré du "LIVRET D'INTERPRETATION VOIES ET VOIX D'AMBRUSSUM" lors de la visite du 19 et 20 fevrière 2011. Il nous a été remis par les étudiants du Master Valorisation et Médiation des Patrimoines lors de ces journées de visite du site.


Venez nombreux le site est magnifique,
le musée va l’être aussi.
Bonne balade à tous.
12:08 Publié dans Archéologie, Expositions, Musée | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.06.2011
Journées de l'archéologie à Lattes

Les "Journées de l'Archéologie" au "Site Archéologique Lattara Musée Henri Prades" ont eu lieu les 21-22 mai 2011. Elles correspondaient aussi avec l'anniversaire des 25 ans du Musée (1986-2011). Il a été inauguré en septembre 1986 en présence de Monsieur Henri Prades découvreur du site de Lattara, du Maire de Lattes et du Ministre de la Culture de l'époque.
On peut voir aussi, l'exposition d'art contemporain "Points d'Ancrages" de Monsieur MEHDI MELHAOUI, elle a lieu du 14 mai au 11 juillet 2011. Dans le jardin du Musée on aperçoit une grande sculpture en bronze magnifique. J'adore les bâteaux et la mer, ils invitent au voyage, à l'évasion, au rêves de destinations inconnues loin de tout... Dans tout le Musée on aperçoit des bâteaux, des cordages même une autre oeuvre (un peu bizarre...) un zodiaque noir, plié et degonflé entouré d'un cordage.
A NE SURTOUT PAS RATER :
Une autre exposition intitulée "Des Rites et des Hommes" aura lieu du 9 juillet 2011 au 8 janvier 2012. Elle nous fera connaître les pratiques rituelles préromaines dans le Midi et la Catalogne.
Voici la bande annonce du film "Quand les Gaulois perdaient la tête - Enquête archéologique sur les têtes coupées" spécialement produit pour cette exposition :

C'est toujours un grand plaisir de pouvoir assister à ce type de manifestation qui a lieu dans plusieurs villages. J'ai été un peu deçue tout de même, car je pensait que l'on pourrait entrer visiter le site des fouilles (on a pleine vue sur lui à l'intérieur du musée par les baies vitrées) mais hélas non ce n'est que partie remise.
A NE SURTOUT PAS RATER :
Une autre manifestation qui ravira petits et grands, c'est la "Fête de l'Antiquité" qui aura lieu les 18 et 19 juin 2011, c'est la deuxième édition cette année et elle aura lieu sur le site de Lattara, voici le programme :
Plusieurs archéologues étaient présents, chacun dans leur domaine de spécialisation, ils ont accueilli les nombreux visiteurs passionnés par les découvertes archéologiques. J'ai vu aussi beaucoup d'enfants très interessés autour des archéologues, posant des questions, regardant et touchant les pièces exposées, ça leur donnera sûrement l'envie de devenir les archéologue de demain.
Divers panneaux intéressants, des plaquettes expliquant les différents chantiers et méthodes de fouilles, les moyens mis en oeuvre pour l'extraction, l'identification, le nettoyage, la restauration et l'exposition dans les musées.

Sites web intéressants :
- Collection "Grands sites archéologiques"
http://www.grands-sites-archeologiques.culture.fr/page-apropos.php
- Site Archéologique Lattara Musée Henri Prades :
http://museearcheo.montpellier-agglo.com/
- Lattes en Languedoc : les Gaulois du Sud
http://www.lattara.culture.fr/
J'ai discutée un peu avec madame Isabelle DAVEAU archéologue résponsable d'opération à l'INRAP. Elle avait été notre guide lors de la journée portes ouvertes sur le chantier de fouilles du village Protohistorique de "LA COUGOURLUDE" à LATTES le 24/08/2010 (voir note du 24/08/2010 et 7/10/2010). Elle me disait qu'on devrait pouvoir voir des publications ainsi que des pièces découvertes sur le site probablement dans le courant de l'année 2012. J'attends avec impatience de pouvoir les découvrir.
LA VIA DOMITIA
Les étapes de l'archéologie préventive qui associe de nombreux experts tels que : Archéologie, Paléontologie, Xylologie, Palynologie, Anthropologie, Céramologie etc.
L'ARCHEOLOGIE : est l'étude qui permet de connaître l'histoire de l'Humanité, elle se sert des traces que l'homme a laissé derrière lui tels que des objets de la vie quotidienne, des armes etc. L'archéologie se réfère aussi aux écrits de ces hommes au fil des siècles, aux constructions qu'ils a réalisé et a tout ce qui touche sa vie quotidienne.
La PALEONTOLOGIE : se base sur l'étude des restes fossiles des êtres humains, animaux ou végetaux qui vivaient dans le passée. A l'aide des fossiles il essaie de comprendre l'environnement et la façon dont ils vivaient.

La XYLOLOGIE : est l'étude du bois permettant l'identification des essences et la détermination de leurs propriétés. en archéologie, cette discipline permet de reconstituer l'environnement ligneux d'un site et son évolution dans le temps. La xylologie s'attache à restituer les techniques de fabrication d'éléments de construction et d'objets de la vie quotidienne. Elle cherche à reconnaître les modes de débitage et les traces d'outils puis établi une typologie.

La PALYNOLOGIE : est l'étude des pollens et des spores. Cette science, qui s'est developpée au début du XXe siècle, est l'une des discipline de la botanique qui permet de retracer les variations locales ou régionales du couvert végétal en tentant de déterminer les phénomènes naturels et humains.
La PALEOPALYNOLOGIE : elle analyse des pollens fossiles et participe à la reconstitution de l'environnement végétal dans un lieu et à une époque donnés.
L'AEROPALYNOLOGIE : analyse la présence des pollens dans l'air. Dans le domaine médical, l'aéropalynologie cherche à identifier les grains de pollens responsables des pathologies allergiques afin d'orienter la désensibilisation des patients. En agronomie, elle contribue à la lutte préventive contre certaines maladies des plantes cultivées et à l'amélioration de la pollinisation pour une meilleure prévision des récoltes.

La MELISSOPALYNOLOGIE : est l'étude des pollens présents dans le miel. Elle permet de déterminer l'origine florale ou géographique des miels et d'authentifier leur composition afin d'autoriser les labels ou au contraire de détecter les fraudes.
L'ANTHROPOLOGIE : est la science qui étudie les caractéristiques anatomiques, biologiques, culturelles et sociales des êtres humains. Appliquée à l'archéologie, elle s'interesse aux restes humains et au contexte dans lequel ils sont découverts. Sur le terrain puis en laboratoire, l'anthropologue examine les vestiges du défunt pour identifier ses caractères biologiques, les circonstances de sa mort et les traumatismes et maladies auxquels il a ou non survécu. Il étudie également toutes les caractéristiques de la sépulture, enrichissant ainsi notre connaissance des sociétés anciennes à travers leurs pratiques funéraires : traitement du corps, type de tombe, parure, offrandes, mobilier...

La CERAMOLOGIE : est l'étude systématique des objets de terre cuite, elle embrasse toutes les périodes chronologiques, depuis le Néolithique (de 6 000 à 2 000 ans avant notre ére en Europe) jusqu'au XXIe siècle. du fait de leur abondance et de leur bonne conservation, les tessons sont des documents indispensables pour dater les niveaux archéologiques dont ils sont issus. Ils sont aussi les témoins de nombreuses activités humaines dont ils permettent la compréhension, en parallèle avec d'autres méthodes d'investigation.
LA TABLE DE MESURE

On découvre dans le hall du musée une pièce unique, "LA TABLE DE MESURE ROMAINE" découverte lors de fouilles à Murviel-les-Montpellier, elle a été restauré mais n'est pas tout à fait complète.
On peut aussi découvrir une vitrine avec les mains qui appartiendrait à une statue impériale en marbre blanc d'époque romaine, la main gauche porte une bague et la main droite tient un élement aujourd'hui disparu peut être une lance.

FETE DE L'ANTIQUITE

N'oubliez pas la "Fête de l'Antiquité" les 18 et 19 juin 2011.
Et aussi "Des Rites et des Hommes" du 9 juillet 2011 au 8 janvier 2012.
Bonne visite à tous, venez nombreux...
21:17 Publié dans Archéologie, Expositions, Musée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.05.2011
Oppidum de Ruscino 27 siècles d'histoire
Voici une agréable surprise lors de l'exposition trésors de Chine, vraiment par hasard en me rendant à Canet-en-Roussillon et le Barcarès (je ferais une note) pour voir la coté que je ne connaissait pas, j'apercois un panneau "Oppidum Romain de Ruscino" à Château-Roussillon. Je décide de m'y rendre et j'ai bien fait car le site est très intéressant.
MUSEE ET CENTRE ARCHEOLOGIQUE REMY MARICHAL
"OPPIDUM DE RUSCINO CHATEAU-ROUSSILLON"
66000 PERPIGNAN
Un site archéologique très important cloturé, qui est coupé en deux par la route le réliant au hameau de Chateau-Roussillon. De loin j'aperçois une tour ronde que je décide d'aller voir, dans le centre du hameau face à la tour, la chapelle Sainte-Marie et Saint-Pierre.

Ruscino, 27 siècles d'histoire, la plus ancienne occupation remonte au néolithique, et faisait partie des grandes cités antiques sur le littoral du Languedoc comme : Marseille, Lattes, Ampurias etc.
Des fouilles de sauvetage ont eu lieu entre 2000 et 2002 et les restes d'une habitation de l'âge de fer a été mise à jour. Y ont été retrouvés des sépultures à incinération, une inhumation d'un nourrisson et autres véstiges divers.
CABANE VUE AVANT
Une reconstitution grandeur nature se trouve sur le site même à la gauche du musée dont voici le site web ou vous pourrez avoir beaucoup d'informations détaillées dont, la vue d'une construction de l'habitation au jour le jour :
http://www.mairie-perpignan.fr/vie-pratique/culture/le-si...
CABANE VUE ARRIERE
A Ruscino passait la Via Domitia qui reliait l'Italie à l'Espagne voici l'histoire des fouilles du site :
http://www.mairie-perpignan.fr/vie-pratique/culture/le-si...
MUSEE ET CENTRE ARCHEOLOGIQUE REMY MARICHAL
Le futur musée qui est encore en préparation ouvrira ses portes dans 2 ans environ (je vais essayer de me renseigner ou si quelqu'un a des précisions merci de m'en avertir) d'aprés le site web. Quelques photos de l'extérieur du musée ou j'ai vu des bâches noires qui recouvrent des fouilles en cours, j'ai hate de le visiter à son ouverture.
MUSEE DE L'OPPIDUM DE RUSCINO
Le centre archéologique s'occupe des campagnes de fouilles, des stagiaires, chercheurs, étudiants en archéologie. Le centre gere le dépot archéologique, les 2 500 casiers en bois conservent les objets et documents issus des fouilles.
Il est aussi en rélation avec d'autres centres comme, par le plus grand des hasards... celui de LATTES 34 ou je vais régulièrement visiter le musée pas loin de chez moi :
http://www.mairie-perpignan.fr/vie-pratique/culture/le-si...

LA RESIDENCE DES COMTES DE ROUSSILLON
Le hameau médieval s'implante au nord de l'ancien oppidum de Ruscino après l'occupation wisigothe (462-720), puis arabe qui ne laisse aujourd'hui que très peu de traces. Les premières mentions du château comtal qui est construit sur les vestiges de la ville antique remontent au début du Xéme siècle.

L'ancienne tour à signaux de l'enceinte du château mésure 20 mètres de hauteur et domine la plaine, de la Méditterranée à la chaîne des Corbières. Construite en galets de rivière au XIIIème siècle, elle permet à cette époque de communiquer avec d'autres tours éloignées, par l'embrasement de feux au sommet de l'édifice. L'église et la tour de Château-Roussillon sont inscrites à l'inventaire des Monuments historiques en 1944.
LA TOUR CHATEAU-ROUSSILLON

L'EGLISE SAINTE-MARIE DE CHATEAU-ROUSSILLON
L'église romane, érigée dés le XIéme siècle, a été presque entièrement reconstruite vers 1150. Elle se compose d'une nef principale flanquée au nord d'une séconde nef plus étroite.
Chacune possède sa propre abside en cul de four, les parties anciennes se caractérisent par l'emploi de galets de rivière et de mortier.
Les voûtes, les élévations de l'abside et de la nef sud, sont construites en grés rose d'Espira-de-l'Agly au XIIéme siècle. L'intérieur de léglise est orné de peintures murales datant de l'époque moderne.
Sur la clef de voûte figure la date de la restauration effectuée en 1775. On remarque le réemploi de nombreux blocs de calcaire coquillier provenant des vestiges d'un édifice antique.

Je n'ait pas pu voir l'interieur car elle était fermée, c'est vraiment décévant de ne plus pouvoir entrer dans les églises suite aux nombreuses dégradations volontaires de quelques personnes malveillantes.
Les études réalisées récemment par Remy Marichal pour établir des restitutions en 3D de l'édifice ont amené des remarques et réflexions nouvelles éclairées par une meilleure connaissance de l'environnement géographique et topographique du monument et du site. Avec la fin du dégagement des structures encore enfouies, ces études sont la base du nouveau projet de consolidation et de mise en valeur de l'édifice.
Le forum de Ruscino est le plus ancien monument édilitaire du midi de la France avec celui de GLANUM. Il est le siège de la vie politique de la cité et le symbole de la puissance de Rome. Ce monument a livré une des plus importantes séries de dédicaces impériales sur marbre du monde romain.
Bâti sous le règne d'Auguste, le bâtiment compose un ensemble homogène : les fondations qui constituent la plus grande partie des vestiges actuellement visibles ont été construites en une seule fois et ne présentent aucune trace de reprise ou d'ajout initial.
Une galerie à portique encadre une cour à ciel ouvert occupée par deux socles de statues équestres. Elle est bordée à l'est par une série de boutiques au milieu desquelles se trouvait probablement la porte principale. A l'ouest, la basilique civile à trois nefs et largement ouverte sur l'area, elle est prolongée au nord par une structure surélevée identifiée comme la curie, précedée par un vestibule en U.
La construction ne peut être antérieure aux années vingt avant notre ère et les premières dédicaces sur marbres indiquent que le monument est en service dés les années 5 ap.J.-C. Cette fourchette de datation donnée par les indications stratigraphiques relevées lors du dégagement de l'édifice en 1974-1975 a été confirmée par une série de mesures paléo-magnétisme rémanant effectuées sur les tuiles du fond de l'égout collecteur.
Les premières fouilles sur le site de Ruscino remontent au milieu du XVIIIème siècle, mais il faudra attendre 1908 pour découvrir le forum antique. Les fouilles se succèdent et font apparaître la ville romaine, capitale antique du Roussillon, avec ses thermes, son quartier d'habitation, sa nécropole et ses voies d'acces. Les recherches mettent également au jour les vestiges d'une occupation antérieure de l'oppidum, des premiers habitats du Bronze Final à l'agglomération ibérique du IIème Âge du Fer.
Le Forum de Ruscino a été découvert lors des premières fouilles archéologiques par Frédéric-paul Thiers, entre 1908 et 1913. Fouillé ensuite entre 1950 et 1968 par Georges Claustres, le monument, acquis par la Ville et l'Etat en 1973 a été dégagée presque entièrement pour la première fois en 1975. Seule reste encore inexplorée la façade orientale du monument, située sous la route actuelle.
BONNE VISITE A TOUS...
18:03 Publié dans Archéologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ruines romaines.
10.03.2011
Oppidum et Pont Romain à Vaison-la-Romaine
Une très belle visite par une magnifique journée ensoleillée, un lieu hors du temps, des vestiges impressionnants très bien conservés. Vaison-la-Romaine se trouve dans le département du VAUCLUSE, région Provence-Alpes-Cote d'Azur, ses habitants sont les VAISONNAIS, la ville est distante d'Avignon de 50 km environ par la D 977.
On peut déambuler au milieu du site libre avec un audio-guide, un plan pour se repérer qui nous explique l'histoire de ses habitants ou le visiter avec un guide. Le site est extraordinaire et la ville de Vaison-la-Romaine très accueillante et agréable.

C'est un site d'époque "Gallo-Romaine" surtout connu pour son pont romain qui est un des monuments majeur de la ville. Classé aux "Monuments Historiques" en 1840, il constitue le lien entre la ville basse moderne, et la ville haute médiévale. Ces vestiges romains très intéressants à voir se trouvent en plein centre ville.
Le pont romain est ancré dans la roche au niveau d'un rétrécissement de l'Ouvèze, son arche unique est constituée de cinq arcs qui s'appuient sur le rocher, on a du mal à regarder la vidéo et voir un tel deferlement d'eau sous ce pont.

L'Ouvèze passe en plein milieu de la ville, ce qui occasionna le 22 septembre 1992 aprés plusieurs jours de pluie ininterrompue une tragédie humaine.
PLAQUE EN SOUVENIR DE LA CRUE DU 22 SEPTEMBRE 1992
D'importants dégâts ont été occasionées ce jour là, l'Ouvèze en furie a entraîné la mort de plusieurs personnes ainsi que la disparition d'une quarantaine d'autres, malgré cette tragédie, le pont romain lui est resté intact.
LE SANCTUAIRE A PORTIQUES
Voici un site du journal LE FIGARO de l'époque avec l'image du pont romain, et l'Ouvèze en furie.
http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/03/12/01008-20070312...
VAISON LA ROMAINE CATASTROPHE DU 22 SEPTEMBRE 1992
Cette journée restera à jamais gravée dans les mémoires des Vaisonnais, une journée apocalyptique dont ils se souviendront toute leur vie, une plaque a été apposée en souvenir de ce terrible jour.

Site sur Vaison-la-Romaine :
http://www.vaison-la-romaine.com/spip.php?article400
LES LATRINES
Sur le pont une plaque explique l'histoire de l'oppidum, les Ligures (VII et Ve siècle avant J.C.) ont établi leur habitat sur cette hauteur rocheuse assurant protection grâce à des versants abrupts. On a retrouvé des foyers domestiques, des stèles (VIe siècle avant J.C.), vestiges d'un rempart avec tour (Ve siècle avant J.C.) en bordure d'Ouvèze.
LE CHATEAU DE LA VILLASSE
Cet oppidum (village fortifié) a été délaissé au profit de la rive droite de l'Ouvèze et de la plaine avec l'établissement de la paix romaine. A partir du Ier siècle aprés J.C., la rivière est enjambée par ce pont (17 mètres, 20 d'ouverture et 9 mètres 50 de large) bati en grand appareil (grandes pierres assemblées à joints vifs et liées par des agrafes métalliques).A ses abords, un endiguement (de plus de 5 mètres de hauteur) protegeait les deux rives de la ville contre les débordements de l'Ouvèze.
PLAN DE LA VILLASSE

Le site de La Villasse correspond le quartier riche de la ville avec ses boutiques et son ensemble thermal. On peut y voir de grandes et luxueuses demeures tournées sur les cours intérieures loin du bruit, elles témoignent de la qualité de vie des populations les plus aisées il y a deux mille ans. La rue des boutiques était assez large, de façon à ce que chars et charrettes puissent circuler, on voit aussi qu'il y avait déjà des trottoirs.
LA MAISON AU DAUPHIN (désolée pour la qualité de la photo)
Nous passons dans la maison au buste d'argent, cette maison fut nommée ainsi car on y a découvert un buste en argent, vraisemblablement celui de son propriétaire. Cette maison possédait un ensemble thermal privé qui comprenait une partie reservée aux femmes.
Nous visitons la maison du dauphin qui doit son nom à la découverte d'un petit dauphin en marbre. On peut y voir différentes pièces d'habitation comme l'atrium, le bureau du maître, le péristyle, le bain privé et les latrines.
PLAN DE PUYMIN

On y a vu également des fours, un évier dans une cuisine située à proximité des bains privés, et aussi un exemple de chauffage dit "hypocauste" qui est le chauffage par le sol.
LE DIADUMENE JEUNE ATHLETE A GAUCHE
L'IMPÉRATRICE SABINE A DROITE (épouse de l'Empereur HADRIEN)

Le sanctuaire à portiques, vaste monument partiellement dégagé, était probablement un lieu public à vocation de promenade voire de culte. Ses portiques encadraient un jardin doté d'un grand bassin et d'une construction centrale.
SARCOPHAGES
En face, dans le mur nord, y repondait une salle mise en valeur par un portique rhodien. Ses dimensions et la presence d'un autel incitent à y voir un lieu de culte consacré à un dieu, un empereur ou à une personalité locale.
L'EMPEREUR CLAUDE
Dans un souci d'animation, des moulages de sculptures ont été placés dans les exédres : le Diadumène découvert sur la colline, (réplique romaine du sculpteur Polyclète), l'empereur Hadrien et son épouse Sabine trouvés au théâtre.
L'EMPEREUR DOMITIEN
En quittant le sanctuaire par l'escalier nord-est, les promeneurs rejoignaient un quartier d'ateliers et de logements modestes. On peut aussi visiter le "Musée Archéologique Théo Desplans" qui se trouve dans la zone archéologique de Puymin sur le parcours qu'empruntent les visiteurs qui se rendent au théatre antique, à quelques centaines de mètres de là.
ENTREE DU MUSEE THEO DESPLANS
Le bâtiment a été construit entre 1972 et 1974, une importante rénovation ainsi que son agrandissement eurent lieu en 1989. Les collections ont étés constituées lorsque le chanoine Joseph SAUTEL entreprit des fouilles de 1907 à 1955, puis d'autres prirent le rélais en faisant de très belles découvertes et mettant à jour d'autres vestiges.

Il nous propose plusieurs statues impériales en marbre qui ornaient le mur de scene du théâtre, elles ont étés trouvées sur les sites archéologiques de la ville qui couvrait de 60 à 75 hectares. Il évoque aussi la vie quotidienne à l'époque Gallo-Romaine : artisanat, outils, habitations (des maquettes), la réligion et les rites funéraires, toilettes, des élements lapidaires montrent la richesse décorative des monuments publics.
Plusieurs salles dans le musée, concernant la préhistoire et la prothohistoire, la réligion, la salle concernant les objets funéraires, l'artisanat, le théâtre antique, la maison Gallo-Romaine avec son patio et ses mosaiques, les monuments publics, la salle audio-visuel.
LE THEATRE ANTIQUE
Dans les vitrines des bijoux, des lampes, de la vaisselle, des amphores, des steles funéraires, des statuettes votives etc. On y découvre aussi la construction des égouts et aqueducs (tuyaux de plomb) car l'eau sale et l'eau propre avaient chacune un parcours différent.

On peut admirer aussi diverses mosaiques dont la très belle "Mosaique de la Villa du Paon", les quatre coins sont ornés mais un seul possede une panthère marine.
MOSAIQUE DE LA VILLA DU PAON
PANTHERE MARINE
On peut visiter le musée avec un guide ou libre avec audio-guide.
MUSEE THEO DESPLANS
6, cours Taulignan
84110 Vaison-la-Romaine
Le théatre antique date du Ier de notre ére et 7 000 spectateurs pouvaient s'y installer, classé Monument Historique en 1862 il ne reste du mur de scene que les fondations. Sous la scene dans un fossé ont été découvertes les statues impériales en marbre d'Hadrien et de son épouse Sabine. Le théatre antique est orienté plein nord pour éviter l'aveuglement du soleil.
LE THEATRE

J'ai passée une très belle et interessante journée à Vaison-la-Romaine, j'espère vous avoir donnée envie d'aller vous y promener et découvrir ce lieu qui nous fait imaginer les habitants de l'oppidum vaquer à leurs occupations quotidiennes.
Bonne visite à tous....
05:25 Publié dans Archéologie, Loisirs/Culture, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oppidum et pont romain à vaison-la-romaine, musée théo desplans.
25.02.2011
L'oppidum d'Ambrussum à Villetelle (Hérault)

J'ai entendu parler du site Ambrussum à VILLETELLE il y a longtemps mais je n'y avait jamais été. Il y a quelques semaines j'en ait réentendu parler, suite à la construction du Musée dedié au site dans un espace naturel réaménagé.
Je m'y suis rendue par une belle journée ensoleillée, une balade très intéressante sur ce site romain classé Monument historique en 1974. Une belle promenade dans la nature tout en découvrant petit à petit les vestiges.
On peut admirer la seule arche restante dans le Vidourle du pont Ambroix, les restes d'habitations, les remparts, la voie Domitia avec ses ornières en très bon état de conservation. Une partie des remparts c'est effondrée dommage.
Ce musée va ouvrir ses portes le 25 juin 2011, la construction est déjà terminée et s'intègre dans le paysage, les aménagements continuent sur place afin que tout soit prêt.
FUTUR MUSEE D'AMBRUSSUM (25 JUIN 2011)

Le musée comprend un éspace d'accueil dedié aux expositions temporaires, une salle d'exposition permanente, une salle audio-visuelle, une boutique. Voici quelques photos, j'ai hâte de pouvoir découvrir les objets qui y seront exposés.

LORSQUE VOUS VOYEZ CE ROCHER TOURNEZ A DROITE
Voici la présentation de l'Espace Muséographique d'AMBRUSSUM :
La Via Domitia, qui traversait l'actuel Languedoc-Roussillon, est la plus ancienne voie romaine construite en Gaule. Son tracé, proche de ceux de l'autoroute A9 et de la R.N. 113, a été élaboré vers 120 avant J.-C. par "Cneius Domitius Ahenobarbus" qui était proconsul. Il annexa la région en donnant son nom à la voie antique.

Reliant Rome à Cadix, cet axe de communication majeur contribua au développement de la Narbonnaise. Les agglomérations gauloises situées sur son passage devinrent des relais d'étape, comme ce fut le cas pour l'oppidum d'Ambrussum.
CHEMIN POUR LA VOIE PAVEE ET OPPIDUM A 200 M
Le nom d'Ambrussum, nous est parvenu grâce à plusieurs itinéraires antiques et à deux pièces de monnaies en argent portant les quatre lettres latines "AMBR". C'est grâce au pont Ambroix, encore appelé ainsi à l'époque moderne, que le souvenir de la ville s'est perpétué.
PLAN DU SITE
LE PONT AMBROIX
Cet imposant ouvrage d'art de plus de 100 m de long, qui comptait probablement onze arches, permettait à la Voie Domitienne de franchir le Vidourle.
Ce pont, qui est sans doute un des plus anciens de la région, aurait été construit aux alentours du début de notre ére, peut-être même au moment où était crée la station routière, vers 30 avant J.-C. Encore utilisé au Moyen-Âge comme l'attestent la construction d'une chapelle au XII e siècle et l'installation d'une petite communauté religieuse au XIIIe siècle, il fut partiellement démantelé au XIVe siècle par les habitants de Gallargues.
Les crues du fleuve furent également responsables de la déstruction de plusieurs arches. Ainsi, alors qu'il en comptait encore deux lorsque Gustave COURBET au XIXe siècle (tableau conservé au Musée Fabre à Montpellier), la crue en 1993 emporta l'avant dernière arche.
L'OPPIDUM
Les premiers vestiges furent découverts sur la colline dés le milieu du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, les signalements de trouvailles se multiplient : mobilier néolithique, tombes et cases gauloises, maisons médiévales et romaines, ainsi que différents objets (fibules, lances, épées, monnaies ...) sont mis à jour. Aprés l'arrêt des fouilles vers 1920, les recherches reprennent en 1967 sous la direction de J.-L. Fiches (archéologue CNRS).
Même si des véstiges du Néolithiques (vers 2300 avant J.-C.), des céramiques de l'âge de bronze (VIIIe siècle avant J.-C.), des tessons d'amphore étrusque et un morceau de coupe grecque (VIe - Ve siècle avant J.-C.) sont découverts. Ce n'est qu'a la fin du IVe siècle avant J.-C. que se constitua une véritable ville fortifiée, l'oppidum.
UNE PARTIE DU REMPART EFFONDRE
LES HABITATIONS GALLO-ROMAINES
Les habitations visibles sur la colline datent de la seconde moitiè du Ier siècle après J.-C. et ont été abandonnées au début du IIe siècle, en même temps que le reste de l'oppidum.
QUARTIERS BAS
Masquant les constructions antérieures, ces vastes demeures de 400 m² s'inspirent des modèles urbains romains où les parties les plus proches de l'entrée étaient utilisées par des esclaves ou des domestiques, tandis que les pièces du fond étaient occupées par les propriètaires.
HABITATIONS A COTE DES REMPARTS
La construction de DOMUS à AMBRUSSUM témoigne de la romanisation des habitants même si les techniques de construction et certains aménagements restent de tradition indigène.
LA VOIE
La voie pavée, creusée de profondes ornières, constituait l'artère principale de l'agglomération. Elle était bordée de bâtiments et de ruelles. Le trafic était limité par sa forte pente (9%) et sa faible largeur qui ne permettait pas le croisement des véhicules. Construite au Ier siècle après J.-C., elle rejoignait le pont grâce à un plan incliné aujourd'hui disparu.
EN CONTREBAS LE PONT AMBROIX VU DE LA FIN DE LA VOIE PAVEE
LA FIN DE LA VOIE PAVEE EN BAS LE PONT
L'ÉDIFICE PUBLIC
Daté du Ier siècle avant J.-C., ce long bâtiment était largement ouvert au nord sur une place dallée, quatre piliers, dont on a retrouvé l'emplacement, supportaient la toiture. La fonction de ce lieu n'a pu être determinée car l'ensemble a été démantelé dés les milieu du IIe siècle par des récupérateurs de matériaux. Peut-être le portique abritait-il un petit marché.
EDIFICE AUX QUATRE PILIERS QU'ON APERCOIT
LE REMPART
Vestige le plus ancien visible sur la colline, le rempart a été construit dés la création de l'agglomération. il a subi de nombreux remaniements : les tours, primitivement quadrangulaires, ont été remodelées en tours arrondies, elles seront également multipliées au cours du IIe siècle avant J.-C. Dans son état actuel, il conserve 26 tours sur une longueur de 635 m. La partie située au dessus du Vidourle a aujourd'hui entièrement disparu, elle a été épierrée à l'époque moderne pour alimenter les fours à chaux.
LA STATION ROUTIERE
Depuis 1980, les recherches ont porté sur le rélais routier implanté vers 30 avant J.-C., à proximité du Vidourle. Traversé par la Voie Domitienne qui contournait l'Oppidum par le nord, on y a mis en évidence des installations de service pour les usagers de la route : des ilôts comportant une vaste cour derrière, une entrée charretière pour accueillir les voyageurs et leur équipage, des bains à usage public, une maison qui abritait une forge pour la réparation des attelages, un enclos cultuel (lieu de culte).
Une partie de ce quartier était implantée en zone inondable, alors que le Vidourle n'était pas encore contenu par des digues et des levées de terre. Pour s'y maintenir, les occupants ont dù procéder à plusieurs réprises entre 10 avant J.-C. à de gros travaux de terrassements. Mais ce ne sont pas les crues du Vidourle qui causèrent l'abandon des lieux. La station routière connut, semble-t-il, un déclin lent et régulier à partir du milieu du IIe siècle, peu aprés l'abandon de la ville haute.
La partie centrale du quartier fut abandonnée vers le milieu du IIe siècle de sorte qu'à la fin de l'Antiquité, seuls de grands bâtiments situés en péripherie nord étaient occupés et des récupérateurs de matériaux exploitaient dejà les ruines voisines.
La fouille du relais a livré de nombreux objets relatifs à la vie quotidienne gallo-romaine dont certains sont particulièrement caractéristiques de sa fonction routière (bandages de roue en fer, élèments de harnachement en bronze) mais, parmi les plus remarquables, il convient de citer un dépot de 43 deniers et bijoux en argent accompagnés de dés (déposés aau Musée Archéologique de Lattes).
REMPART A GAUCHE ET HABITATIONS
"SITE ARCHEOLOGIQUE D'AMBRUSSUM"
Rélais de la Voie Domitienne
34400 VILLETELLE
Le jour de ma visite il y avait une tente sur le parking avec des étudiants du "Master Valorisation et Médiation des Patrimoines de Montpellier III, qui faisaient visiter le site et découvrir son histoire aux personnes présentes.
LIVRET DU SITE AMBRUSSUM
J'ai demandé un livret que je trouve très intéressant, très bien fait, il nous fait découvrir un peu plus en détail l'histoire de ce site. On y apprend par exemple que le pont d'Ambroix possédait à l'origine entre 9 et 11 arches et faisait environ 180 mètres de long.
Avant qu'il n'existe le passage se faisait à gué, et aboutissait sur la rive droite du Vidourle à flanc de colline pour rejoindre l'oppidum. On y trouve tant d'autres informations sur la garrigue, sur les moulins du Vidourle, les digues, les capitelles, les manades, les fours à chaux etc, merci à eux.
SUITE AU DON DE M. ET MME ANDRE BENEDITE
JE VOUS INVITE A ALLER DECOUVRIR CE MAGNIFIQUE SITE
ET N'OUBLIEZ PAS LE MUSEE LE 25 JUIN 2011
22:38 Publié dans Archéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site archéologique ambrussum, villetelle, oppidum, éspace muséographique.
21.10.2010
MUSÉE FRONTIGNAN 30 ANS DE FOUILLES SOUS-MARINES
Voici un musée intéressant à Frontignan-La Peyrade il est installé dans l'ancienne Chapelle des Pénitents Blancs qui date du milieu de 1642, elle est classée monument historique, à l'intérieur il y a une voûte bleue comme un ciel etoilée, sa façade assez particuliere est trés abimée dont voici les photos.
ENTREE DU MUSEE

Le musée est petit malheureusement, il ne peut contenir que 10 % des piéces environ, la ville en possède plus de 3 000 ce qui est vraiment dommage qu'on ne puisse pas admirer ces objets remontés de la mer.
Cette fois on peut y voir une exposition concernant 30 ans de fouilles archéologiques sous-marines, elle peut être vue du 18 septembre au 28 novembre 2010, depuis 30 ans la Section de Recherches Archéologiques Sous-Marines de Frontignan avec l'aide de la D.R.A.S.S.M. mènent des fouilles au large de Frontignan.

Plusieurs épaves de navires et de nombreux vestiges ont été remontés par les plongeurs dont certains sont exposés, on peut y voir des boucles de chaussures en laiton, des poignées de porte en laiton, des pipes à tabac, une coiffure de soldat Napoléonien, des boutons d'uniformes, des sabres, pistolets, des sextants, des maquettes de vaisseaux.
30 ANS DE FOUILLES SOUS-MARINES
Il y avait aussi des tessons d'amphores, des fragments de jarres, de la vaisselle, des bougeoirs en laiton, des grenailles pour fusil à plomb, des ancres, différents types de boulets à canon, des canons, un cap de mouton en bois d'orme provenant du vaisseau le Robuste ou Lion et servait à fixer et tendre les cordages du navire.

Un document nous est rémis à l'entrée qui raconte les derniers jours des vaisseaux suivants :
LES DERNIERS JOURS DES VAISSEAUX LE ROBUSTE ET LE LION
Le 26 octobre 1809 sur la côte frontignanaise, les Aresquiers sont le théatre d'un spectacle peu commun. Alors que la lune vient d'apparaître deux vaisseaux de ligne flambent et embrasent la nuit. Quelques minutes plus tard, une énorme explosion suivie d'une seconde déchirent la mer. Les détonations se font entendre et ressentir jusque dans la ville de Montpellier . . .
Une semaine plus tôt, le 21 octobre 1809, à la téte d'une flotte d'une vingtaine de navires marchands, protégés par trois vaisseaux de ligne (le Lion, le Robuste et le Borée) et deux frégates 'l'Amélie et la Pauline), le contre amiral Français François-André Baudin prend la route du port de Barcelone. Il a pour mission de ravitailler en denrées alimentaires et munitions, les armées Napoléoniennes alors en difficulté contre la coalition anglo-espagnole dans la guerre d'Espagne.
Aprés une poursuite de six jours en Méditerranée, la flotte anglaise de l'amiral Collingwood oblige les navires Français à trouver réfuge vers le port le plus proche. Armé de plusieurs batteries de canons, tout proche le port de Sète devient rapidement l'unique salut des équipages Français. Longeant la côte, le Borée réussit à échapper in extremis à ses poursuivants et rejoint le port de Sète.
Le Lion et le Robuste ont moins de chance et s'échouent, touchant les bancs des Aresquiers à Frontignan. Immobilisés, ensablés et encerclés par une flotte Anglaise bien supérieure en nombre, l'amiral Baudin prend la décision de saborder ses deux vaisseaux en les incendiant, aprés avoir fait évacuer tous les équipages sur la côte.
L'amiral expliquera sa décision par ce qui suit :
J'ai fait retraite . . . sans montrer la moindre crainte . . . L'honneur du pavillon n'a donc point souffert, les équipages rien perdu de leur caractére. Les Anglais avaient six vaisseaux, si j'avais combattu au large, nos vaisseaux étaient exterminés et les hommes perdus.
Il en aurait résulté quelque gloire pour moi . . . mais aucun profit pour l'empereur . . .

Musée de Frontignan la Peyrade
Rue député Lucien-salette.
Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi
De 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.
Renseignements : O4 67 18 50 05
22:46 Publié dans Archéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musée de frontignan, archéologie sous-marine
07.10.2010
LA COUGOURLUDE A LATTES (FIN DES FOUILLES )
Je me suis rendue trois fois au chantier de fouilles de la "COUGOURLUDE" à LATTES, la première fois pour les journées portes ouvertes du 24 août 2010, une autre fois il y avait encore les archéologues de l'I.N.R.A.P. en cours de fouilles.

Pour voir le site je suis montée sur la butte qui chemine tout le lond du chantier, à côté du parc à jeu ou j'emmenais ma nièce avec ma mère jouer et faire du velo car l'espace est grand et entouré d'arbres.
La troisième fois les préfabbriqués n'étaient plus là quel vide . . ., le panneau "CHANTIER INTERDIT" se trouvait sur l'enceinte qui fermait le site, mais elle était grande ouverte alors je decide d'entrer et d'aller voir ce qui avait changé depuis la dernière fois.
Ca fait bizarre de voir le chantier de fouilles dans cet état là, vide de toute cette fourmilliere que j'avais vu lors de ma première visite (voir not du 24 août 2010) il y avait des archéologues partout dans le site, avec des parasols, leurs outils à la main sous un soleil de plomb en train de creuser.
Tout était propre comme si un enorme balai avait tout balayé, on ne voyait que les trous creusés, certains arrosaient avec le tuyau les endroits ou ils allaient creuser, la terre était très dure et avait été amassée tout le long du chantier.

La j'avance et je m'aperçois que l'on peut encore voir beaucoup de trous creusés, je peux m'approcher jusqu'au fond du chantier qu'on n'avait pas pû approcher le jour des portes ouvertes, je vois par contre que les buldozers sont passés par là, certains trous ont étés comblés ça me fait penser un peu à un champ de bataille ou tout est terminée la terre est à nouveau partout dans le site des monticules éparpillés.
C'est très interessant de revoir le site aprés le passage des archéologues, j'ai vu aussi de grands fossés creusés ou de l'eau très claire stagne, la guide nous avait expliquée que nous nous trouvions sur le "CHENAL DE LA LIRONDE", voir à la page 3 du dossier de presse concernant les travaux entrepris à LATTES sur le lieu de la découverte de ce village protohistorique.
Dossier de presse concernant les travaux de protection contre les inondations à LATTES :
BD•chantier lironde lattes.pdf
On peut malgré tout voir encore beaucoup de choses sur place comme les trous ou étaient plantés les poteaux avec des pierres calés, les trous des sepultures, les coupes dans des trous avec des morceaux de brocs ou je ne sais quoi voir photos.
Beaucoup de pierres, les fondations d'un mur un peu plus grand que ce que j'avais vu la première fois, les archéologues se sont amusés à monter une partie de mur avec les pierres trouvées sur le site avec un petite tour devant.

Voici quelques photos du site qui a été rendu par les archéologues, afin que les travaux devant proteger LATTES des inondations reprennet, je me suis rendues des deux cotés de la route qui traverse le site, j'aurais aimé rester avec eux voir les objets trouvés, leur travail les entendre en discuter entre eux.
En tout cas, j'attends avec impatience de voir les objets exposés au musée archéologique Henri PRADES à LATTES, la guide nous avait dit qu'une fois repertoriés, nettoyés ils seraient exposés, vivement qu'on puisse aller les voir.
Voici le site de l'I.N.R.A.P. avec Isabelle DAVEAU qui avait été la guide de mon groupe nous étions les premiers visiteurs, elle explique les fouilles sur le chantierainsi que l'histoire de ce village.
A bientôt . . . .
00:33 Publié dans Archéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la cougourlude à lattes, village protohistorique
08.09.2010
CÉSAR AU MUSÉE D'ARLES ANTIQUE
Lors d'une campagne de fouilles sous-marines sur la rive droite du Rhône à ARLES une découverte très importante va être faite par une équipe d'archéologues dont Monsieur Luc LONG est le conservateur en chef du patrimoine, on le voit parler sur une borne du musée de ces fouilles et découvertes.
CÉSAR LE RHÔNE POUR MÉMOIRE
La presse s'empare alors de l'affaire et le ministère de la culture rend publique l'information en mai 2008, ensuite France 3 lui consacre une émission spéciale "DES RACINES ET DES AILES" en janvier 2009 qui était très intéressante et disait en les montrant que les objets remontés étaient en cours de préparation ou de restauration pour certains et qu'on pourrait les voir exposés dans le musée d'ARLES bientôt.

L'exposition débute le 24 octobre 2009 et je m'y rends le 27 février 2010 après avoir suivi un peu ce qui se disait sur l'exposition qui est un réel succès, elle est d'ailleurs prolongée jusqu'au 2 janvier 2011.
PORTAIT DE JULES CÉSAR EN MARBRE

Ça a été un succès tout de suite, je décide d'aller voir ces extraordinaires trouvailles dont la pièce la plus importante est le "PORTRAIT DE JULES CÉSAR" qui fonda la colonie romaine à ARLES comme le buste d'un captif en bronze, une victoire en bronze doré, une statue de Neptune, des colonnes, des statues et tant d'autres pièces.

Beaucoup de pièces exceptionnelles telles des amphores, des objets de la vie quotidienne des fragments d'architecture, des lingots ainsi que des tuyaux en plomb ont été remontés du Rhône, on peut les découvrir dans une mise en scène particulière, cet engouement récompense les efforts fournis depuis si longtemps par toute cette équipe d'archéologues.

13:38 Publié dans Archéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musée d'arles, jules césar, rhône, fouilles sous-marines
24.08.2010
VILLAGE DE LA COUGOURLUDE A LATTES
Voici le village de "LA COUGOURLUDE à LATTES" découvert lors de fouilles préventives pendant qu'avaient lieu des travaux pour prévenir les inondations, pas très loin du site "LATTARA" ou continuent à avoir lieu des fouilles et du Musée Archéologique HENRI-PRADES.

En cette journée du 24 août 2010 il y avait Portes Ouvertes de 15 heures à 19 heures avec des guides qui expliquaient l'histoire de ces fouilles, leurs découvertes et ce qu'ils espéraient y trouver, ce fût très intéressant.

Voici quelques photos du site et vous pourrez aller sur celui de l'INRAP dont voici l'adresse :
http://inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Communi...
ou vous trouverez des informations et d'ici quelques temps un film sera mis en ligne afin d'en montrer le village lui-même et autres informations intéressantes.

En tout cas je tenais à remercier les "GUIDES DE L'INRAP" qui nous ont très bien accueillis en nous proposant un endroit climatisé et des bouteilles d'eau fraîche car il faisait très très chaud.

Ils sont très courageux, pendant notre visite certains continuaient à fouiller sous un soleil de plomb, bon courage à eux et à très bientôt pour en connaître un peu plus sur ce village protohistorique.





Voici notre guide Isabelle DAVEAU, archéologue responsable d'opération à L'INRAP, qui a été très sympathique et nous a fourni d'excellents commentaires sur la vie des habitants de ce village.

Plan du site de fouilles de la plaquette qui nous a été remise à notre arrivée lors de la visite.

20:51 Publié dans Archéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lattes, village de la cougourlude, archéologie, travaux preventifs inrap.



