23.11.2011
Le Prieuré de Carluc à Céreste
Une très jolie rencontre au milieu des bois un prieuré qui était un lieu de culte à l'époque médiévale. Il se trouve à environ 3 km du village de Céreste dans les Alpes de Hautes Provence, très belle région au paysages et villages typiques magnifiques..
Le site se compose du prieuré, d'habitations rupestres, d'une ancienne source et d'une nécropole. Il se trouve à proximité de la via Domitia et fut une étape au Moyen-Âge pour les pélerins sur la route qui reliait l'Espagne à l'Italie via la Provence.
CELLULE MONACALE TROGLODYTIQUE
Les premiers signes d'implantation du site dateraient du IXe siècle, la nécropole est creusée en partie dans la roche, il devait constituer un lieu de pélérinage des premiers chrétiens.
GALERIE COUVERTE AVEC TOMBES RUPESTRES
Sur ce blog vous y verrez un diaporama sur le Prieuré avec de superbes photos :
http://labastido.canalblog.com/tag/Le%20prieur%C3%A9%20de%20CARLUC
TOMBES RUPESTRES EXTERIEURES
Dans le prolongement de la nécropole, on peut voir une galerie taillée dans le roc qui débouche sur ce qui devait être une autre église de plan carrée.
PREMIERE PARTIE DE LA GALERIE
On peut observer aussi divers aménagements rupestres qui appartenaient sûrement à des constructions à usage d'habitation ainsi que les restes d'un rempart.

C'est dommage car la chapelle était fermée, mais on peut admirer une falaise creusée de galeries, d'habitats rupestres et de tombes anthropomorphes souvent de petite taille.
FRISE EN DAMIER ORNANT LA CORNICHE DE L'ABSIDE
La chapelle ainsi qu'une une partie des restes du prieuré font l'objet d'un classement aux Monuments Historiques depuis le 19 mars 1982.

Comment venir au Prieuré de Carluc :
J'ai passée un agréable moment dans ce lieu si paisible, j'adore visiter ce genre de site qui me surprend toujours, il m'arrive de penser aux personnes qui y résidaient et à leur mode de vie.
Pour pouvoir visiter le Prieuré de Carluc et la chapelle, vous pouvez contacter l'Office de Tourisme à Céreste :
VIDEO OU VOUS VERREZ LE VILLAGE DE SAIGNON
Le vieux village de SAIGNON est très pittoresque avec ses ruelles étroites ou divers chats s'y prelassent tranquillement sans avoir peur des promneneurs. On peut y voir fontaines, places, le lavoir, l'ancien pressoir avec les meules, de très belles maisons de caractère. On peut aussi admirer des portes anciennes avec des butoirs divers et variés comme celui-ci (forme de pied - outil de cordonnier, j'avais un oncle cordonnier).
Voici un site Internet ou vous pourrez voir d'autres superbes photos du village de Saignon :
http://www.web-provence.com/balades/saignon.htm

LA NATURE DANS TOUTE SA BEAUTE

Comment venir à SAIGNON :
PORTE DES REMPARTS
CHAPELLE CASTRALE SAINT MICHEL DE TRANSI
(attestée depuis l'an 1032)
Le Rocher Belle-Vue selon la légende aurait abrité la "Prison de la Reine Jeanne", cavité qu'on peut encore voir sur le flanc du rocher. On y voit des murs, des escaliers, des citernes, des salles rupestres creusés dans le roc.
ROCHER BELLE-VUE
Dés l'antiquité le rocher de Saignon, situé sur un promontoire d'une hauteur de 30 mètres environ, fut utilisé en tant qu'observatoire et servait à l'émission de signaux qu'on pouvait voir de très loin. L'accès au rocher est clairement indiqué (suivre toujours le chemin qui monte).
VUE DU VILLAGE DE SAIGNON DU HAUT DU ROCHER
Soyez prudents au cours de l'ascension de l'escalier, une porte en fer en barre l'accés, une fois passée une table d'orientation vous attend au sommet. Une très belle vue depuis le sommet, au sud le montagne du Luberon et au nord au loin le Mont Ventoux. Grâce à ce rocher, Saignon joua un rôle défensif clé pour la ville d'Apt attaquée des siècles durant par de nombreuses invasions.
VESTIGES DES REMPARTS
L'église Notre Dame de Pitié de Saignon est d'architecture romane de la fin du XIe, début XIIe siècle, avec un porche gothique du XVIe siècle. Elle fut un lieu privilégié de pélerinage pour toute la Provence mais aussi pour tous ceux qui se rendaient à Rome en empruntant la Via Domitia, ainsi que pour les pélerins de l'Italie vers Saint-Jacques de Compostelle.
EGLISE NOTRE DAME DE PITIE

C'était une journée magnifique lors de ma visite, je vous invite donc à vous y rendre, vous passerez d'agréables moments loin du stress et des soucis au contact de la nature. Et pour ceux qui comme moi aiment les vieilles pierres, la région possède de magnifiques villages avec un patrimoine riche et varié.
ANCIEN PRESSOIR ET MEULE DU VILLAGE
Bon séjour à vous tous.
16:27 Publié dans Archéologie, Coup de coeur/Coup de griffe, Souvenirs, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prieuré carluc céreste, saignon, nécropole.
10.11.2011
Hommage aux Poilus à Palavas-les-Flots

Voici un hommage aux "POILUS" en cette journée du 11 novembre qui fut le jour de la signature de l'Armistice en 1918, mettant ainsi fin à 4 années de guerre.
Voici le programme des commémorations qui auront lieu à Palavas-les-Flots :
http://palavaslesflots.blogs.midilibre.com/archive/2011/11/09/commemoration-du-11-novembre.html
TAXI DE LA MARNE
J'ai trouvé que l'occasion se prêtait pour vous parler d'une exposition permanente qu'on peut voir à Palavas-les-Flots dans le hall de la Mairie. C'est un espace dedié aux Poilus avec environ 750 objets fabriqués à partir de douilles d'obus et de tout ce qu'ils pouvaient trouver sur les champs de bataille. Les douilles sculptées sont un exemple typique de l'artisanat des tranchées, ces objets sont souvent en laiton mais parfois en aluminium, en bois, en pierre ou en os.

Face à une guerre de position désormais longue où le danger et le manque d'hygiène sont toujours présents, les "Poilus" nom familier donné aux Soldats Français de la Grande Guerre, ne se déplacent que de nuit, chargés d'un énorme barda, glissant dans la boue des boyaux.
Ils subissent de dures épreuves, aussi cherchent-ils à donner une dimension humaine à leurs existences. Dans les tranchées ou dans les cantonnements immédiatement à l'arrière du front, les Poilus passent l'essentiel de leur temps à attendre.
Les offensives n'occupant qu'une faible partie du temps, même en première ligne, la vie s'organise au quotidien. Ils s'occupent en se livrant, à une abondante correspondance et à un artisanat dit "de Tranchée" qui consiste à fabriquer des objets les plus divers recueillis sur le champ de bataille. Cette exposition est un hommage rendu aux Poilus.
Les Poilus sculptaient le moindre morceau d'os, de bois, de metal, sur des feuilles d'arbre ou même sur une peau de crapaud. C'est très émouvant de voir tous les objets qui y sont exposés, comme des pendentifs, des encriers, des vases, des bracelets, des bagues, des porte serviettes, des coupes papiers, des coupes.
On y voit une centaine de briquets qu'on appelait "les briquets des Poilus", sans le ferrocérium, les briquets des Poilus n'auraient pas vu le jour. Grâce à une molette crantée, le ferrocérium produit des étincelles qui enflamme la mèche imbibée d'essence.
BRIQUETS DES POILUS
On peut y admirer des témoignages très émouvants, on les imagine dans les tranchées en train de fabriquer tous ces objets. Pendant leurs longues heures à attendre ils fabriquaient ces objets pour s'occuper mais aussi pour les vendre et améliorer leur quotidien très difficile.
Musée de l'Artisanat des Poilus
Hôtel de Ville
16, Boulevard Joffre
34250 Palavas-les-Flots
Entrée libre du lundi au vendredi,
de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h00.
Ce sont de très beaux objets exposés dans les vitrines du hall de la Mairie, mais cela mériterait un espace muséographique adapté afin de mettre ces objets en valeur comme ils le méritent.
Voici une poésie en hommage aux Poilus de la Grande Guerre de 1914 - 1918 :
Poème du "Poilu" Louis Fauré, 102 ans
Journée du souvenir, ou le labeur fait trêve.
Sous un signe de deuil, la pensée qui s'élève.
Vers le recueillement, fait revoir à nos yeux.
Ceux qui, dans l'au-delà, sombre et mystérieux.
Sont partis pour toujours laissant dans les coeurs.
De ceux qu'ils ont quittés, le vide et la douleur.
A tous ces êtres chers quand l'esprit s'abandonne.
En ce grand jour de Paix, offrons leur des couronnes.
Et qu'un pale soleil ajoute à son décor.
D'automne, la vision plus languissante encore.
Des feuilles qui tombent lentement dans la cime des arbres.
Sur le sol recouvert d'une fraîcheur de marbre.
Nous rappellent toujours, comment dans les combats.
Sur le front du devoir sont tombés nos soldats.
De la Marne à Verdun, en Champagne, en Argonne.
Et des forêts d'Alsace à l'Aisne et à la Somme.
Chaque sentier perdu a frémi sous les pas.
De ceux qu'on attendait, qui ne revinrent pas.
Et dans ces alentours, plus d'un poilu repose.
Sur sa tombe inconnue, aucun bouquet de roses.
N'est venue se poser et pas même une croix.
De ce caveau muet vient marquer l'endroit.
Par deux fois en vingt ans, les fils de la Patrie.
Pour elles sont tombées, aux armes, aux maquis.
Au printemps de leur vie, si riche d'espérance.
Offrant ainsi leur corps pour sauver notre France.
Écoutons les accents de leurs voix d'outre-tombe.
Nous dire, il ne faut que le pays retombe.
Aux erreurs du passé, au langage des armes.
Qui sèment la douleur, la tristesse et les larmes.
Tous les hommes sont nés pour s'aimer, se comprendre.
Au lieu de frapper, leurs mains doivent se tendre.
La haine et le mépris cessant d'être à l'honneur.
Feront naître chez nous des sentiments meilleurs.
Les humains connaîtront la vue plus fraternelle.
Quand naîtra sur le monde la Paix, la Paix Universelle.
REPRESENTATION D'UN POILU
Ce fut le plus grand conflit que le Monde ait connu, de par le nombre de pays engagés, mais aussi par le nombre de victimes qui s'éleve à prés de 8 millions de morts, sans compter tous les invalides dont les gueules cassées et les portés disparus. On appelait cette guerre, la Première Guerre Mondiale, la Grande Guerre, la Der des Ders (la dernère des dernières) ou aussi la Guerre des Tranchées.
Lors de cette commémoration du 11 novembre 2011, jour de signature de l'Armistice de 1918, va ouvrir ses portes à MEAUX en Seine et Marne, un magnifique musée qui parle de la Grande Guerre. Plus de 50 000 objets et documents sur ce terrible conflit, grâce à Monsieur Jean-Pierre VERNEY qui a collectioné tous ces objets pendant prés de 50 ans, chacun avec une histoire et une âme.
Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux
Route de Vareddes
77100 MEAUX
Voici le site Internet ou vous aurez toutes les informations nécessaires pour en savoir plus, en tout cas ça me plairait beaucoup de le visiter, je pense qu'il va avoir beaucoup de succés.
http://www.museedelagrandeguerre.eu/
Ne les oublions pas
Bonne visite à vous tous...
04.11.2011
Crypte Archéologique et Cathédrale Notre Dame du Bourg à Digne Les Bains
Digne-les-Bains se trouve dans un cadre naturel magnifique aux portes des Alpes, elle est aussi la capitale de la lavande tous les ans un Corso a lieu ou la lavande est mise à l'honneur. J'aime beaucoup voir ces paysages aux champs immenses violets qui embaument l'air (j'ai toujours aimée les senteurs de lavande).
Comment venir à Digne-les-Bains :
http://maps.google.fr/maps?q=Digne-les-Bains&hl=fr&ie=UTF8&ll=44.102872,6.236115&spn=0.27908,0.617294&sll=46.75984,1.738281&sspn=9.167792,19.753418&vpsrc=6&hnear=Digne-les-Bains,+Alpes-de-Haute-Provence,+Provence-Alpes-C%C3%B4te+d'Azur&t=m&z=11

CHAMP DE LAVANDE APRES RECOLTE
On a des paysages magnifiques à perte de vue, Digne se trouve au coeur de la Réserve Géologique des Alpes de Haute Provence. C'est une magnifique région que j'aime beaucoup ou l'on peut faire de belles balades ou visiter son important Patrimoine dont 8 musées, je pense y retourner au printemps.
FRESQUES DANS LA CATHEDRALE NOTRE DAME DU BOURG
Durant le week-end ou j'ai visité la Fondation de Madame Alexandra David-Néel (voir note du 23/09/2011) j'ai pu voir divers endroits dont, la Crypte Archéologique qui se trouve sous la Cathédrale Notre Dame du Bourg, à ne surtout pas rater si vous passez par la. Je vais vous parler d'abord de la cathédrale Notre Dame du Bourg puis de la Crypte Archéologique qui se trouve dans ses sous-sols.
Historique
Les fouilles récentes ont permis de découvrir les soubassements d'une église datant des Ve et VIe siècles. Au cours des siècles suivants divers aménagements ont eu lieu, notamment à l'époque carolingienne. Au XIe siècle, des travaux de modernisation furent effectués, le clocher fut édifié, à l'exterieur on aperçoit aux angles deux chapiteaux provenant d'un temple romain. Des traces d'incendie datant vraisemblablement du XIIe siècle semblant indiquer qu'à cette époque une reconstruction totale fut entreprise à l'exception du clocher.

L'édifice actuel
La construction a dû s'échelonner à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle, différentes bulles papales citent cette église en 1180, 1184 et 1221, mais elle ne fut consacrée officiellement que le 15 juillet 1330 par l'évêque ELZEAR de VILLENEUVE. En 1310 une chapelle fut construite contre le flanc nord-ouest (chapelle St Raynaud) et fut démolie plus tard. En 1335 l'évêque ELZEAR de VILLENEUVE fit construire, en l'honneur de son parent St ELZEAR une chapelle qui existe toujours et sert aujourd'hui de sacristie.

Les troubles du XVe siècle ont entrainé de fortes déprédations et finalement l'abandon de cette église. L'évêque d'alors, Antoine de Guiramand fit construire de 1490 à 1510 une nouvelle église dédiée à St jérome, près de son évêché placé sur la bulle Saint Charles plus facile à dèfendre. A partir du XIVe siècle on a accepté dans la cathédrale un certain nombre de sépultures, ce qui entraîna un rehaussement du sol d'un mètre environ.

Au XVIIe siècle divers travaux de réparations ont été effectués à Notre Dame du Bourg. GASSENDI dans son ouvrage sur Digne, précise que cette église est normalement utilisée pour le culte. D'importants travaux de restauration furent entrepris à la fin à la fin du XIXe siècle, mais il fallut attendre ces dernières années (1988-1996) pour qu'une grande opèration de rénovation soit engagée et conduite à bonne fin.

Description
La cathédrale de Digne est une des réussites spectaculaires de l'architecture romane française.
Vaisseau unique à quatre travées.
Longueur totale 50,5 m, largeur de la nef 9,75 m, hauteur de la nef 18,50 m, surface du clocher à la base 6,10 m sur 5,30 m, hauteur actuelle du clocher 18,50 m.
Cet édifice se caractériqe par un chevet plat, du fait probablement de l'influence de l'évêque GUIGUES de REVEL (1184) qui faisait partie de l'ordre de Chalais, ordre dont les conceptions architecturales étaient proches de celles des cisterciens, et par l'existence d'un transept, assez rare en Provence.

La nef est couverte d'une grande voûte en berceau brisé, soulagée par des doubleaux à simple rouleau qui retombent sur des colonnes engagées. Celles-ci avaient été endommagées par les canons de LESDIGUIERES (1591) qui bombardaient les catholiques réfugiés dans l'église, elles ont été reconstituées, à l'exception d'une seule, la troisième à gauche pour servir de témoin. Les travaux engagés ont permis de remettre le sol à sa place primitive en le rabaissant d'un mètre vingt environ, ce qui redonne au vaisseau son élan primitif.
MUSEE GASSENDI
Sculptures intérieures
Les chapiteaux qui surmontent les colonnes soulignent l'évolution subie au cours de la construction, depuis le chapiteau à figure de conception romane (nord-ouest de la croisée) jusqu'à ceux qui se rapprochent du gothique (chapiteaux à crochets).
Remarquez le linteau de la porte qui se trouve à droite de la grande porte en sortant : ce sont les armes du chapitre : un agneau surmonté d'une croix et entouré de deux anges qui l'encensent.
Dans la travée de droite, une cuve baptismale récupérée dans les fouilles a été réparée. Elle date du temps ou le baptême se pratiquait par immersion.
Dans cette même travée sous la fenêtre nord, se trouve une vierge à l'enfant en marbre blanc du XVIIIe siècle.
Aménagements modernes
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Autel, ambon, cathèdre en pierre de deux couleurs qui rappellent les couleurs des pierres du portail.
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Chandelliers, chandelier pascal, pots de fleurs en fer étamé.
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Pupitre du chantre, sièges en noyer blond.
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Tabernacle en onyx.
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Vitraux, en verre transparent où sont incrustés des verres soufflès leintés dont la couleur se modifie suivant la place d'où on les regarde.
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Incrustations de cuivre dans le sol indiquant la propagation de la parole de Dieu depuis l'hébreu des origines jusqu'au français actuel :
- un triangle avec les trois lettres hébraiques qui signifient "vigne",
- un carré avec les lettres grecques initiales des mots signifiant "Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur",
- un pentagone avec le mot latin "Agnus = Agneau",
- un hexagone où est incrusté en français le mot "Berger".
Cuve Baptismale
Le onzième symbole est incrusté au sol autour de la cuve baptismale, il représente un nouvel octogone inscrit dans un cercle, signe d'infini. Cette figure qui représente l'ouverture spirituelle, symbolise ici l'ouverture du baptisé à la grâce et la sanctification par l'esprit Saint, de l'âme et du corps du postulant, pour l'aider dans son cheminement sur la terre en vue de la vie éternelle à laquelle chaque être humain est convié. Le Baptême est le sacrement dans lequel Jésus, fils de Dieu et frère des hommes, fait de nous, à travers les rites, les fils et les filles du Père.
Notre dame du III° millénaire

Oeuvre de Benoit de Souza, conçue et eéalisée par l'artiste et offerte lors des Célébrations de l'Entrée dans le troisième millénaire. Vierge d'inspiration Médiévale Marie siège en Majesté sur un fauteuil ornée de décors locaux, offerte présentant au monde, sur ses genoux, Jésus offert.
Conformément à la tradition du Moyen Age les visages ont de grands yeux ouverts, les mains sont plus allongées que nature, Jésus, dieu hors du temps, a une tête d'adulte. Il tient dans sa main gauche le monde, il nous bénit de deux doigts de sa main droite, affirmant ainsi sa double nature humaine et divine.
Les couleurs des vêtements, traités avec des pigments naturels, sont le blanc, le bleu et le rouge. La robe de Jésus reprend la cire d'une ruche d'abeilles, Marie porte une couronne d'or ornée d'une pentacrine, ses pieds sont chaussés de sabots d'or. Une pierre de Bléone rouge au col de la Vierge rappelle que la statue peut être reliquaire.

La façade
Elle parait avoir été appliquée après coup.
Les colonnes du portail sont absentes, elles ont été brisèes au cours des années.
Les corbeaux encore en place montrent qu'un auvent en charpente s'y appliquait, supporté vers l'avant par deux colonnes reposant sur les lions qui sont encore en place.
La rosace a probablement été réalisée postérieurement, car elle trahit une influence gothique.
Enfin les niches de chaque côté, dont l'une est vide, sont nettement moins anciennes.
La crypte est une découverte exceptionnelle, une fois les escaliers descendus, on a une vue extraordinaire de l'ensemble. J'ai regardé tout autour de moi et j'ai beaucoup appreciée la vision que j'en avais.

Au premièr coup d'oeil on voit une ensemble immense, on n'en voit qu'une partie mais une fois au fond de la salle, une autre partie aussi imposante et intéressante se présente une fois une arche aux murs très épais passée.
HISTOIRE DES FOUILLES

PLAN DES VESTIGES DANS LE LIVRET LES ETAPES DU CHANTIER
C'est un site magnifique, chargé d'histoire, c'est incroyable tout ce que l'on peut admirer, de plus j'étais la seule au début j'avais le site pour moi toute seule j'ai pu en profiter tranquillement ça fait un peu bizarre. On y voit différentes tombes, en fosse, en cercueil, sous tuiles, des tombes carolingiennes, deux moules à cloches, des murs très imposants, un autel une partie d'une mosaïque etc.

FOSSES A CLOCHES

Ce musée de site à été inauguré le 24 juin 2010, il est placé sous la tutelle du Musée GASSENDI, Musée de France dont il constitue l'antenne archéologique (fermé le jour de ma venue). La crypte archéologique ainsi que la cathédrale Notre-Dame du Bourg sont propriétès de la Ville de Digne-les-Bains.
Des sondages avaient eu lieu en 1946 ce qui avait permis de mettre en évidence des vestiges sous la cathédrale du Bourg. C'est à partir de 1983 lors de travaux de consolidation de la cathédrale par l'architecte en chef des monuments historiques, Francesco FLAVIGNY.
Les fouilles duréront trente ans compte tenu de leur richesse, ainsi que trouver les solutions techniques d'amenagement afin de permettre au public de pouvoir admirer la crypte, le projet prend forme lors de la réstauration de la cathédrale.
L'AUTEL CIPPE EN MARBRE DE CARRARE
Aujourd'hui le musée révèle une partie de l'histoire de la ville de Digne, d'importants vestiges témoignent de l'urbanisation de ce lieu dés le Ier siècle. Puis d'une succession d'édifices réligieux, païens au IIIe siècle, paléochrétiens au Ve siècle, avec l'implantation d'une basilique qui connaîtra des remaniements importants du VIIe au XIe siècle.
On peut admirer les restes des deux premières basiliques chrétiennes avec la très rare mosaïque du Ve siècle, un autel cippe (fin Ve - début VIe siècle) en marbre de Carrare. On peut découvrir le choeur canonial, jubé, presbyterium, autel, soléa, chevet etc.
LA MOSAIQUE

LES DETAILS DE LA MOSAIQUE

Malgré ses mutilations, cette mosaïque à décor géométrique et floral est un précieux témoin des recherches ornementales au cours et à la fin du Ve siècle. Sa position dans le presbyterium qu'elle recouvre actuellement dans sa seule partie orientale et l'ampleur de ses motifs suggèrent une composition complexe, adaptée à la surface à couvrir.
Réalisée à l'aide de matériaux locaux (schistes gris et noirs, terre cuite rouge, gypse blanc, argile jaune), elle repose sur une combinaison de cercles tangents, des motifs variés, tels les vases de fleurs, viennent garnir les plages résiduelles, une large bordure polychrome en damier doublée d'une tresse l'entoure.
Son style et ses caractéristiques, dont l'emploi de motifs gemmés ou en arc-en-ciel et de tresses bien déssinées, ainsi que les motifs floraux qui constituent des thèmes nouveaux s'accordent avec cette période de recherche observable aussi bien en Narbonnaise qu'en Aquitaine ou en Corse.
Elle fut réparée sommairement dans sa partie nord avant d'être détruite à l'ouest et recouverte par l'implantation de nouveaux aménagements liturgiques.
En tout cas une très belle visite dans un site exceptionnel que je vous conseille si vous passez par là. Je vous parlerais plus tard de la Dalle aux Ammonites, les Sentiers du Musée Promenade et diverses autres visites dans les alentours.
Bonne visite à tous.
19:16 Publié dans Archéologie, Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : digne les bains, cathédrale notre dame du bourg, crypte archéologique.



